préparation de la célébration de la journée internationale de la biodiversité Edition 2018

Organisation d'une journée de sensibilisation sur la valorisation de la biodiversité

HTML Document Contexte Général

Les Aires Protégées fauniques du Niger abritent d’importantes biodiversités composées d’espèces végétales et faunistiques rares ou en voie de disparition. Parmi les espèces fauniques emblématiques menacées figurent les antilopes sahélo-saharienne, comme l’addax (Addax nasomaculatus) et la gazelle dama (Nanger dama), l’oryx (Oryx algazella dammah) ayant récemment (années 1980) disparu ; certaines espèces de carnivores tels que le Guépard (Acinonyx jubatus hecki), le Lycaon (Lycaon pictus), le lion (Panthera leo), et des espèces herbivores comme l’hippopotames (Hippopotamus amphibius), l’Eléphant d’Afrique (Loxodonta africana), le damalisque (Damaliscus korigum), … Malheureusement toutes ces espèces ne sont disponibles que dans les Aires Protégées.

Ces dernières décennies, les Aires Protégées ont connu une dégradation environnementale avec des répercussions sur la biodiversité. Les causes immédiates de la dégradation sont liées aux phénomènes de changements climatiques et aux pressions anthropiques liées aux pratiques de gestion non-durables (ProDoc PGDAPS, 2018).  Parallèlement à cette dégradation, on constate une augmentation des indicateurs de pauvreté en particulier pour les femmes (ProDoc PGDAPS, 2018).  Le changement de stratégies de l'utilisation des ressources naturelles est limité par le manque des ressources pour investir dans le développement durable et la conservation, ainsi que par l'insécurité résiduelle dans les AP (ProDoc PGDAPS, 2018).

Dans le contexte actuel du Niger, une bonne gestion des parcs et réserves serait une option écologique et socio-économique viable. Le domaine des parcs et réserves pleinement intégré dans les politiques et stratégies nationales pourrait contribuer à la lutte contre la pauvreté à travers des retombées économiques multiformes (Salifou, 2018).

A cet effet, l’Etat du Niger doit prendre des mesures incitatives dans le cadre de la gestion des ressources naturelles en général, de l’aménagement, de la gestion, de la valorisation et de la visibilité des parcs et réserves en particulier (Salifou, 2018).

L’importance de la biodiversité au Niger se traduit par l’effectif de la population qu’elle mobilise, estimée à 14 388 423 (84% environ) et par la diversité des produits et des services qu’elle fournit à l’homme. Aussi, la diversité biologique a une emprise certaine au plan économique et social (République du Niger, 2015). Cependant, malgré cette importance, la diversité biologique, subit des menaces très graves qui sont essentiellement d’ordre anthropique et naturel. Ces menaces occasionnent progressivement des pertes dont les conséquences sur le bien être humain seront lourdes, si l’on n’y prend garde. C’est pourquoi, le Niger déploie des efforts considérables pour la sauvegarde de la biodiversité et son utilisation durable à travers l’adoption d’outils politiques, juridiques et techniques de gestion dont la stratégie sur la Diversité Biologique (DB) et son plan d’actions (République du Niger, 2015).

Etant donné que les Aires Protégées constituent le dernier refuge ou le sanctuaire de la biodiversité au Niger, ce référentiel sur les Aires Protégées du Niger participe à la stratégie de vulgarisation des connaissances et des informations sur la biodiversité pour leur préservation.

II. DESCIPTION DES DIFFERENTES AIRES PROTEGEES FAUNIQUES DU NIGER

Le Niger dispose de neuf (9) Aires Protégées à vocation faunique à savoir : un (1) Parc National, deux (2) Réserves Intégrales ou Sanctuaires, trois (3) Réserves Naturelles, deux (2) Réserves Totales de Faune et une (1) Réserve Partielle de Faune.

Pour permettre au grand public de les connaitre, certains détails relatifs aux caractéristiques particulières de chacune de ses Aires Protégées ont été apportés. Il s’agit de la description de l’aire protégée, sa diversité biologique et d’autres ressources naturelles qui la composent.  L’état de conservation de l’aire protégée, son statut et son importance socioéconomique seront évoqués afin de montrer aux yeux du monde, le rôle imminamment économique que jouent les Aire Protégée en plus de sa mission de conservation de la biodiversité. Les aspects de recherches scientifiques dans l’aire protégée, son mode de gestion, la participation des communautés locales ainsi que les Potentialités écotouristiques de l’Aire Protégée seraient aussi traités. Pour boucler tout le chapitre, un petit détour serait fait sur les différents partenaires qui appuient la conservation et la gestion de l’AP. Enfin, les acquis, les défis et les perspectives de gestion de l’Aire Protégée seront aussi évoqués.   

2.1. COMPOSANTE NATIONALE DU NIGER DU PARC REGIONAL DU W (CNNPRW)

2.1.1. Description de l’Aire Protégée

Les statuts juridiques de la RBTW ont été fixés pour la première fois par un décret du 4 août 1954 portant transformation en Parcs Nationaux de trois Réserves Totales de Faune existant en AOF promulgué par arrêté général n°6009 SET du 19 août 1954.

Le Niger malgré sa grande diversité biologique ne dispose que d’un seul parc national, le Parc Régional du W, qu’il partage avec le Bénin et le Burkina Faso.  En effet, depuis la rencontre ministérielle de février 1997 à la Kompienga (Burkina Faso) et la déclaration de la Tapoa (Niger) en 2000, la gestion du Parc National du W du Niger est entrain de changer du niveau national au niveau régional. Cela a jeté ensuite les bases de la régionalité qui a abouti à la désignation de l’ensemble du Complexe des Parcs W en Réserve de Biosphère Transfrontière (RBT/W) entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger en 2002 et la signature des accords de gestion concertée du Complexe W.

 

Release date 29/04/2019
Contributor sani issaka