préparation de la célébration de la journée internationale de la biodiversité Edition 2018

Organisation d'une journée de sensibilisation sur la valorisation de la biodiversité

HTML Document caracteristiques de la reserve partielle de faune de Dosso

2.7.1. Description de l’Aire Protégée

2.7.1.1. Présentation

Créée en 1962 par décret n°62-189/MER du 8 août 1962, la Réserve partielle de faune de Dosso (RPFD) est  située dans le sud-ouest du Niger (Dgigo, 2011). Elle est comprise entre les latitudes 12°10 et 12°50 Nord et les longitudes 2°25 et 3°35 Est.  D’une superficie de  306 000 ha avec une couverture de 0,24% du territoire national, La RPFD est à cheval sur deux (2) régions, principalement la région de Dosso à 93% et partiellement celle de Tillabéry (sud du département de Kollo) sur seulement 7% sur 38 556 ha (soit 7%) (Dgigo, 2011). Elle est limitée à l’ouest et au sud-ouest par le Parc National du W (département de Say) et la République Populaire du Bénin ; au nord, elle couvre l’extrême sud des départements de Kollo (Région de Tillabéry) et de Boboye (Région de Dosso) et à l’est, les départements de Dosso et de Gaya (Région de Dosso) (Dgigo, 2011).

Méconnue ou insuffisamment, la Réserve partielle de faune de Dosso, à la différence des autres aires protégées, semble n’avoir pas bénéficié de toute l’attention requise dans un cadre global et harmonisé de conservation, de gestion et d’utilisation durable des ressources. C’est en conséquence à ces réalités que la présente étude a été conduite.  Pour ce faire, la méthodologie a consisté au diagnostic de l’état actuel de l’ensemble des ressources, à l’analyse des tendances en cours ainsi que des facteurs explicatifs, puis à la proposition d’une esquisse de stratégie de conservation/gestion et de développement local durable pour la réserve, suivie d’un plan d’action (Amadou & al., 2010).

 

 

 


 


2.7.1.1.1. Aspects Cartographiques 

Figure 48 Position de la Réserve partielle de Faune de Dosso au Niger

Figure 49 Carte de Position de la Réserve Partielle de Faune de Dosso (RPFD)

 

Figure 50 Carte de localisation des différentes communes se trouvant dans la RPFD

Figure 51 Carte de la RPFD


2.7.1.1.2. Historique de la RPFD

4 Août 1954, Décret du Président du Conseil des Ministres, portant constitution de Parcs nationaux.

8 Août 1954, Décret du Président du Conseil des Ministres, portant création du Parc National du W du fleuve Niger ;

3 août 1960, indépendance de la République du Niger ;

La Réserve Partielle de Faune de Dosso a été créée en 1962 selon le décret n°62-189/MER du 8 août 1962, portant constitution d’une réserve partielle dans la zone adjascente de la limite Nord- Est du Parc National du W du Niger.

Mars 1988, Exécution de la mission d’étude de faisabilité d’un Projet régional d’aménagement des aires protégées contiguës et de protection de l’environnement au Bénin, Burkina Faso et Niger ;

Janvier 1993, Elaboration de la proposition de financement du projet régional d’aménagement des Aires protégées du Bénin, Burkina Faso et Niger, Contrat DEL/001/11/97 ;

Novembre 1996, Elaboration de l’étude d’actualisation du Programme Régional des parcs et réserves du Bénin, Burkina Faso et Niger : proposition de financement, Contrat n°DEL/ET/11/96 ;

Mai 2000, réunion des experts préparatoire de la rencontre des Ministres projet de conservation et d’utilisation rationnelle des Aires protégées contiguës du Bénin, du Burkina Faso, du Niger et de leurs zones d’influence à Ouagadougou, Burkina Faso

Mai 2000, Déclaration ministérielle de la Tapoa, sur la Tapoa sur la conservation du complexe régional du parc du W ;

Février 2002, tenue à Tanguiéta (République du Bénin), de l’atelier du Projet ECOPAS sur les zones périphériques du Parc du W du 12 au 15 Février 2002, et élaboration d’un plan opérationnel sur 5 ans et un plan d’action pour la première année d’intervention du projet ECOPAS en périphérie du W ;

Novembre 2002, Classement du Complexe de Parc W comme Réserve Transfrontalière de la Biosphère et avec la RPFD comme une des zone tampon de la réserve de biosphère transfrontalière du W ;

Janvier 2006, Mise en œuvre du Plan d'aménagement et de gestion du parc Régional W -2006-2010 ;

Février 2008, Signature de l’Accord relatif à la gestion concertée de la Réserve de Biosphère Transfrontalière du W ;

Décembre 2008, Clôture du Programme Régional Parc W/ECOPAS ;

Février 2010, lancement du Projet Régional WAP ;

Janvier 2013, lancement du Programme PAPE ;

Septembre 2016, cloture du Programme PAPE.

2.7.2. Diversité Biologique

la RPFD recèle d’importantes ressources biologiques (Dgigo, 2011) : une diversité d’espèces animales, aviaires et aquacoles non négligeable ; plus de 22 espèces de mammifères sont listées par les populations comme jusque là présentes dans la réserve ; la flore y est conséquemment fort diversifiée avec plus de 400 espèces végétales identifiées. Cette diversité éco systémique repose sur une importante diversité éco systémique faisant apparaître une mosaïque paysagère complexe (Dgigo, 2011).

2.7.2.1. Différents Types d’Ecosystèmes de la Réserve

En fonction principalement du zonage climatique, la distribution bioclimatique semble distinguer deux principales zones. Il s’agit d’une zone soudanienne à climat tropical semi humide, caractérisée par une savane soudanienne stratifiée et dont les formations végétales sont plus fermées et plus diversifiées, d’une part et, d’une zone soudano sahélienne à climat tropical sec présentant des savanes arbustives et de formations végétales ouvertes d’autre part.

Ce découpage bioclimatique ainsi présenté doit être cependant nuancé. En effet, en fonction de certains facteurs dont physiques (substratum géologique, physiographie, sols), hydrologiques (topographie, réseau hydrique, nappes souterraines), humains (pressions) et politico institutionnels (mesures de conservation, politiques agricoles), il peut être distingué plus généralement les formations suivantes : savane arborée, savane arborée à arbustive ouverte, les formations dites ‘‘atypiques’’, et la savane arbustive.

2.7.2.1.1. Savane Arbustive

La savane arbustive de la RTFD se trouve sur des plateaux graveleux et à faible dépôt éolien, très dense et à éclaircies plus ou moins importantes en fonction principalement de la nature et de l’intensité des pressions (coupe de bois, défrichement agricole). Les formations présentent plusieurs faciès dont les brousses tigrées régulières et/ou faiblement dégradées, les friches et les jachères. Elles distinguent une strate arbustive formée presque exclusivement de Combretacées avec un tapis herbacé aussi principalement graminéen.

2.7.2.1.2. Savane Arborée

Au niveau de ce type de formations forestières de la RPFD, on distingue deux (2) catégories (Amadou & al., 2010) :

- Une savane arborée sur les plateaux latéritiques graveleux à faiblement pierreux. Les formations végétales sont fortement boisées ; elles identifient une strate arborée principalement constituée de Anogeissus leiocarpus, Terminalia spp., Daniellia oliveri, Burkea africana,Bombax costatum, Sclerocarya birrea, Cola laurifolia, Ceiba pentndra, Lannea microcarpa, Acacia spp, Terminalia spp...) et une strate arbustive à dominante formée de combretacées (Combretum micranthum, Combretum glutinosum, et Guiera senegalensis principalement), en association avec certaines espèces dont Acacia macrostachya, Acacia ataxacantha, Ximenia Americana, Zizuphus spp, Maerua angolensis, Boscia spp., Commiphora Africana, Maytenus senegalensis, Mimosa pigra, …(Amadou & al., 2010)

La strate herbacée, aussi quasiment continue et dense, est diversifiée ; elle est principalement dominée par des espèces comme  Ctenium elegans, Chrozophora brocchiana, Alysicarpus ovalifolios, Tribulus terrestris ainsi que des graminées en grande diversité (Amadou & al., 2010) : Aristida spp., Andropogon gayanus, Brachiaria ramose, Dactyloctenium aegyptium, Digitaria spp., Cymbopogon proximus, Diheteropogon hagerupii, Eragrostis Spp., Loudetia togoensis, Panicum Spp., …

- Une savane arborée sur les terrasses alluviales le long du fleuve et dans les dépressions. Les formations végétales peuvent paraître tout aussi denses et fortement diversifiées ; elles présentent les même types d’associations avec cependant la présence plus importante au niveau de la strate arborée d’espèces comme : Bombax constutum, Detarium microcarpum, Sclerocarya birrea, Sterospermum kunthianum, Vitex simplicifolia, Borassus aethiopum, Celtis intégrifolia, Daniella oliveri, Tamarindus indica, Anogeissus leiocarpus, Sterculea setigera, Terminalia macroptera. La strate arbustive est formée de Acacia macrostachya, Combretum glutinosum, Feretia apodanthera, Gardenia ternifolia, Guiera senegalensis, Piliostigma reticulaltum, Acacia seyal, Combretum micranthum, Combretum nigricans, Dichrostachys cinerea (Amadou & al., 2010).

La strate herbacée, tout aussi quasiment continue et dense, est diversifiée (avec au moins 85 espèces identifiées dans le cadre du PMN I) ; cette strate est principalement dominée par des espèces comme Striga hermontheca, Kohautia senegalensis, Aysicarpus ovalifolius, Cassia mimosoides, Phylanthus maderaspatensis, Tephrosia linearis, Merremia tridentata, Jacquemonia tamnifolia… ; Hyparhenia involucrata, Diheropogon hagerupi (Amadou & al., 2010).

Sur les terrasses du fleuve et au niveau de quelques dépressions relativement bien conservées, il apparaît de véritables fourrés et galeries forestières constituant des formations rupicoles (Amadou & al., 2010).

2.7.2.1.3. Savane Boisée

Une savane boisée, de faible densité ligneuse et à faible taux de couverture herbacée éparse, discontinue sur les plaines sablonneuses mises en culture. La strate arbustive comprend suivant les sols de recouvrement, l’état d’hydromorphie et l’intensité des pressions exercées (Amadou & al., 2010) Acacia macrostachya, Annona senegalensis, Balanites aegyptiaca, Combretum glutinosum, Gardenia ternifolia, Guiera senegalensis, Piliostigma reticulaltum, Acacia seyal, Combretum micranthum, Combretum nigricans, Dichrostachys cinerea, Bauhinia  rufescens, …

Au niveau des terrasses et plaines du Dallol Bosso sont rencontrées les principales espèces qui sont : Acacia radiana, Acacia senegal, Adansonia digitata, Bombax costatum, Combretum glutinosum, Detarium Microcarpa, Ficus gnaphalocarpa, Ficus spp, Neocarya Macrophylla, Balanites Aegyptiaca, Balanites Aegyptiaca, Hyphaene Thebaica, Piliostigma Reticulatum, Annona Senegalensis, Guiera senegalensis, Prosopis africana, Borassus aethipoum, Sclerocarya birrea, Ziziphus mauritiana, ... (Amadou & al., 2010).

Le tapis herbacé est principalement graminéen, constitué de Aristida spp. Eragrostis Spp. Panucm Spp., ….(Amadou & al., 2010)

Figure 52 Savane arbustive dans la RPFD

2.7.2.1.4. Formations Atypiques

Les formations dites ‘‘atypiques’’, quasiment mono spécifiques ou de très faible diversité spécifique, sont principalement rencontrées dans ce paysage de savane arborée à arbustive sur les plaines, les glacis indurés et les terrasses alluviales. Appelées aussi ‘‘parcs arborés’’, elles sont d’origine humaine (parc agroforestier) ou naturelle (peuplement naturel mono spécifique) (Amadou & al., 2010).

Pour le dernier type, il s’agit des peuplements de Balanites Aegyptiaca que l’on rencontre sur les glacis indurés dans le Dallol Bosso ; ils portent sur de très petites surfaces, de l’ordre de 30 à 50 ha, la couverture herbacée est quasiment absente. Peuvent aussi être classées dans le même type, les rôneraies (Borssus aethiopum) et les palmeraies (Hyphaene thebaïca) des terrasses alluviales du fleuve Niger et du Dallol Bosso sur des surfaces beaucoup plus importantes (Amadou & al., 2010).

Pour le second type, beaucoup plus nombreux, il se distingue en fonction des espèces dominantes des parcs à Acacia albida, à Butyrospermum parkii, à Leocarya macroohylla et à Parkia biglobosa (Amadou & al., 2010).


Figure 53 Carte d’occupation des sols de la Réserve Partielle de Faune de Dosso 

Source : Images Landsat ETM+ de 2007, Collecte des données terrain de juin 2010


2.7.2.2. Ressources Végétales

Comme il peut apparaître, la flore est fort diversifiée. Cette diversité, indépendamment du contexte bioclimatique global, est cependant liée, aux conditions écologiques stationnelles et aux systèmes locaux de gestion et de mise en valeur des ressources (Amadou & al., 2010).

C’est ainsi que des travaux antérieurs menés par la Projet PUSF ont dénombré plus de 72 espèces végétales et que des travaux beaucoup plus récents dans le cadre du Programme Moyen Niger I (Prof. M. Saadou et A. Mahamane, 2010) ont permis d’identifier jusqu’à 400 espèces végétales réparties en dix (10) types sur des divers types de milieux étudiés dans le sud de la réserve (Amadou & al., 2010)

2.7.2.2.1. Espèces Ligneuses

Selon liste établie par le Professeur M. Saadou et A. Mahamane, (2010) dans le cadre du Programme Moyen Niger I, sur la diversité floristique de la RPFD, les espèces suivantes sont identifiées :

Tableau 22 Les espèces ligneuses de la RPFD

Composantes

Espèces végétales

Types biologiques

Ligneuse

Cochlospermaceae  Cochlospermum tinctorium

Gr

Ligneuse

Poaceae  Imperata cylindrica

Gr

Ligneuse

Anacardiaceae  Heeria insignis

mp

Ligneuse

Anacardiaceae  Lannea acida

mp

Ligneuse

Anacardiaceae  Lannea microcarpa

mp

Ligneuse

Anacardiaceae  Lannea velutina

mp

Ligneuse

Anacardiaceae  Mangifera indica

mp

Ligneuse

Anacardiaceae  Sclerocarya birrea

mP

Ligneuse

Apocynaceae  Strophantus sarmentosus

mp

Ligneuse

Apocynaceae Holarrhena floribunda

mp

Ligneuse

Arecaceae  Borassus aethiopum

mP

Ligneuse

Arecaceae Hyphaene thebaica

mP

Ligneuse

Asclepiadaceae  Calotropis procera

mp

Ligneuse

Asclepiadaceae  Gymnema sylvestre

mp

Ligneuse

Asclepiadaceae  Leptadenia hastata

mp

Ligneuse

Balanitaceae  Balanites aegyptiaca

mp

Ligneuse

Bignoniaceae  Stereospermum kunthianum

mp

Ligneuse

Bombacaceae  Adansonia digitata

mP

Ligneuse

Bombacaceae  Bombax costatum

mP

Ligneuse

Burseraceae  Commiphora africana

mp

Ligneuse

Caesalpiniaceae  Bauhinia rufescens

mp

Ligneuse

Caesalpiniaceae  Burkea africana

mp

Ligneuse

Caesalpiniaceae  Cassia sieberiana

mp

Ligneuse

Caesalpiniaceae  Daniella oliveri

mP

Ligneuse

Caesalpiniaceae  Detarium microcarpum

mp

Ligneuse

Caesalpiniaceae  Parkinsonia aculeata

mp

Ligneuse

Caesalpiniaceae  Piliostigma reticulatum

mp

Ligneuse

Caesalpiniaceae  Tamarindus indica

mP

Ligneuse

Capparaceae  Maerua angolensis

mp

Ligneuse

Capparaceae  Maerua crassifolia

mp

Ligneuse

Capparidaceae  Boscia angustifolia

mp

Ligneuse

Capparidaceae  Boscia senegalensis

mp

Ligneuse

Celastraceae  Maytenus senegalensis

mp

Ligneuse

Chrysobalanaceae  Neocarya macrophylla

mp

Ligneuse

Combretaceae  Anogeissus leiocarpus

mP

Ligneuse

Combretaceae  Combretum aculeatum

mp

Ligneuse

Combretaceae  Combretum collinum

mp

Ligneuse

Combretaceae  Combretum glutinosum

mp

Ligneuse

Combretaceae  Combretum micranthum

mp

Ligneuse

Combretaceae  Combretum nigricans

mp

Ligneuse

Combretaceae  Combretum nigricans

mp

Ligneuse

Combretaceae  Guiera senegalensis

mp

Ligneuse

Combretaceae  Terminalia avicenioides

mP

Ligneuse

Combretaceae  Terminalia mantaly

mP

Ligneuse

Ebernaceae  Diospyros mespiliformis

mp

Ligneuse

Euphorbiaceae  Euphorbia balsamifera

mp

Ligneuse

Euphorbiaceae  Securinega virosa

mp

Ligneuse

Fabaceae  Pterocarpus erinaceus

mP

Ligneuse

Fabaceae  Pterocarpus lucens

mp

Ligneuse

Loganiaceae  Strychnos innocua

mp

Ligneuse

Loganiaceae  Strychnos spinosa

mp

Ligneuse

Loranthaceae  Agelanthus dodoneifolius

mp

Ligneuse

Loranthaceae  Tapinanthus globiferus

mp

Ligneuse

Meliaceae  Azadirachta indica

mp

Ligneuse

Meliaceae  Khaya senegalensis

mP

Ligneuse

Mimosaceae  Acacia albida

mP

Ligneuse

Mimosaceae  Acacia erythrocalyx

mp

Ligneuse

Mimosaceae  Acacia laeta

mp

Ligneuse

Mimosaceae  Acacia macrostachya

mp

Ligneuse

Mimosaceae  Acacia nilotica

mp

Ligneuse

Mimosaceae  Acacia senegal

mp

Ligneuse

Mimosaceae  Acacia seyal

mp

Ligneuse

Mimosaceae  Acacia sieberiana

mp

Ligneuse

Mimosaceae  Albizia chevalieri

mp

Ligneuse

Mimosaceae  Dichrostachys cinerea

mp

Ligneuse

Mimosaceae  Mimosa pigra

mp

Ligneuse

Mimosaceae  Parkia biglobosa

mp

Ligneuse

Moraceae  Ficus ingeus

mP

Ligneuse

Moraceae  Ficus platyphylla

mP

Ligneuse

Moraceae  Ficus platyphylla

mP

Ligneuse

Moraceae  Ficus sycomorus

mP

Ligneuse

Moraceae  Ficus sycomorus

mP

Ligneuse

Moringaceae  Moringa oleifera

mp

Ligneuse

Myrtaceae  Eucalyptus camaldulensis

mP

Ligneuse

Olacaceae  Ximenia americana

mp

Ligneuse

Opiliaceae  Opilia celtidifolia

mp

Ligneuse

Polygalaceae  Securidaca longipedunculata

mp

Ligneuse

Rhamnaceae  Ziziphus mucronata

mp

Ligneuse

Rhamnaceae  Ziziphus spina-christii

mp

Ligneuse

Rosaceae  Neocarya macrophylla

mp

Ligneuse

Rubiaceae  Crossopteryx febrifuga

mp

Ligneuse

Rubiaceae  Feretia apodanthera

mp

Ligneuse

Rubiaceae  Mitragyna inermis

mp

Ligneuse

Rubiaceae  Mytragyna inermis

mp

Ligneuse

Sapindaceae  Allophyllus africana

mp

Ligneuse

Sapotaceae  Butyrospermum paradoxum

mp

Ligneuse

Simaroubaceae  Hannoa undulata

mp

Ligneuse

Sterculariaceae  Sterculia setigera

mp

Ligneuse

Sterculiaceae  Sterculia setigera

mp

Ligneuse

Tiliaceae             Grewia sp

mP

Ligneuse

Tiliaceae  Grewia cissoides

mp

Ligneuse

Tiliaceae  Grewia flavescens

mp

Ligneuse

Verbenaceae  Gmelina arborea

mp

Ligneuse

Verbenaceae  Vitex doniana

mp

Ligneuse

Verbenaceae  Vitex simplicifolia

mp

Ligneuse

Annonaceae  Annona senegalensis

np

Ligneuse

Rubiaceae  Gardenia sokotensis

np

Ligneuse

Rubiaceae  Gardenia ternifolia

np

Ligneuse

Rubiaceae  Gardenia ternifolia

np

Ligneuse

Rubiaceae  Nauclea latifolia

np

Ligneuse

Rubiaceae  Rytigynia senegalensis

np

Ligneuse

Verbenaceae  Clerodendron capitatum

np

Ligneuse

Convolvulaceae  Ipomoea carnea

T

 

 

Ch

Chaméphytes

 

He

Hémicryptophytes

Gb

Géophytes bulbeux

 

Hy

Hydrophytes

Gr

Géophytes rhizomateux

 

Mp

Microphanérophytes

Gt

Géophytes tuberculeux

 

N

Nanophanérophytes

H

Hélophytes

 

T

Thérophytes

 

 
2.7.2.2.2. Espèces Herbacées

Tableau 23 Les espèces ligneuses de la RPFD

Composantes

Espèces végétales

Types biologiques

Herbacée

Borraginaceae  Heliotropium strigosum

Ch

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea asarifolia

Ch

Herbacée

Fabaceae  Tephrosia purpurea

Ch

Herbacée

Malvaceae  Hibiscus sp

Ch

Herbacée

Malvaceae  Malachra radiata

Ch

Herbacée

Malvaceae  Pavonia hirsuta

Ch

Herbacée

Malvaceae  Sida cordifolia

Ch

Herbacée

Malvaceae  Sida linifolia

Ch

Herbacée

Malvaceae  Sida ovata

Ch

Herbacée

Malvaceae  Sida rhombifolia

Ch

Herbacée

Colchiaceae  Gloriosa simplex

Gb

Herbacée

Hyacinthaceae  Dipcadi longifolium

Gb

Herbacée

Liliaceae  Gloriosa simplex

Gb

Herbacée

Oracaenaceae  Urginea indica

Gb

Herbacée

Amaranthaceae  Alternanthera nodiflora

Gr

Herbacée

Ampelidaceae  Ampelocissus africana

Gr

Herbacée

Araceae  Stylochiton hypogaeus

Gr

Herbacée

Araceae  Stylochiton lancifolius

Gr

Herbacée

Asparagaceae  Asparagus africana

Gr

Herbacée

Cyperaceae  Cyperus rotundus

Gr

Herbacée

Cyperaceae  Eleocharis acutangula

Gr

Herbacée

Dracaenaceae  Sanseviera liberica

Gr

Herbacée

Ophioglossaceae  Ophioglossum gonozianum

Gr

Herbacée

Ampelidaceae  Ampelocissus pentaphylla

Gt

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea batatas

Gt

Herbacée

Poaceae  Andropogon gayanus

H

Herbacée

Poaceae  Anthephora nigritana

H

Herbacée

Poaceae  Aristida sieberiana

H

Herbacée

Poaceae  Cynodon dactylon

H

Herbacée

Poaceae  Eragrostis atrovirens

H

Herbacée

Poaceae  Oryza longistaminata

H

Herbacée

Poaceae  Vetiveria nigritana

H

Herbacée

Poaceae  Vetiveria nigritana

H

Herbacée

Zingiberaceae  Kaempferia aethiopica

H

Herbacée

Acanthaceae  Nelsonia canecens

He

Herbacée

Aizoaceae  Glinus lotoides

He

Herbacée

Cyperaceae  Cyperus alopecuroides

He

Herbacée

Cyperaceae  Fimbristylis dichotoma

He

Herbacée

Cyperaceae  Fuirenia ciliaris

He

Herbacée

Cyperaceae  Pycreus macrostachyos

He

Herbacée

Fabaceae  Sesbania rostrata

He

Herbacée

Azollaceae  Azolla pinnata

Hy

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea aquatica

Hy

Herbacée

Cyperaceae  Cyperus haspan

Hy

Herbacée

Cyperaceae  Cyperus pustulatus

Hy

Herbacée

Cyperaceae  Fimbristylis ferruginea

Hy

Herbacée

Cyperaceae  Schoeneplectus juncoides

Hy

Herbacée

Cyperaceae  Schoeneplectus senegalensis

Hy

Herbacée

Cyperaceae  Scleria mikawana

Hy

Herbacée

Fabaceae  Aeschynomene afraspera

Hy

Herbacée

Fabaceae  Aeschynomene indica

Hy

Herbacée

Hydrophyllaceae  Hydroela floribunda

Hy

Herbacée

Lemnaceae  Lemna aequinoctialis

Hy

Herbacée

Lemnaceae  Wolffia arrhiza

Hy

Herbacée

Lemnaceae  Wolffia welwitschii

Hy

Herbacée

Lentibulariaceae  Utricularia stellaris

Hy

Herbacée

Mimosaceae  Neptunia oleracea

Hy

Herbacée

Nymphaeaceae  Nymphaea lotus

Hy

Herbacée

Nymphaeaceae  Nymphaea micrantha

Hy

Herbacée

Onagraceae  Ludwigia adscendens

Hy

Herbacée

Onagraceae  Ludwigia stolonifera

Hy

Herbacée

Parkeriaceae  Ceratopteris cornuta

Hy

Herbacée

Poaceae  Brachiaria mutica

Hy

Herbacée

Poaceae  Echinochloa colona

Hy

Herbacée

Poaceae  Echinochloa pyramidalis

Hy

Herbacée

Poaceae  Echinochloa stagnina

Hy

Herbacée

Poaceae  Leersia hexandra

Hy

Herbacée

Poaceae  Oryza barthii

Hy

Herbacée

Poaceae  Oryza brachyantha

Hy

Herbacée

Poaceae  Oryza sativa

Hy

Herbacée

Poaceae  Paspalum scrobiculatum

Hy

Herbacée

Poaceae  saciolepis africana

Hy

Herbacée

Poaceae  Vossia cuspidata

Hy

Herbacée

Polygonaceae  Polygonum senegalense

Hy

Herbacée

Pontederiaceae  Eicchornia crassipes

Hy

Herbacée

Scrophulariaceae  Dopatrium longidens

Hy

Herbacée

Scrophulariaceae  Rhamphycarpa fistulosa

Hy

Herbacée

Sphenocleaceae  Sphenoclea zaylanica

Hy

Herbacée

Sterculariaceae  Melochia corchorifolia

Hy

Herbacée

Sterculiaceae  Melochia corchorifolia

Hy

Herbacée

Ampelidaceae  Cissus gracilis

mp

Herbacée

Ampelidaceae  Cissus populnea

mp

Herbacée

Ampelidaceae  Cissus quadrangularis

mp

Herbacée

Ampelidaceae  Cyphostemma waterlotii

mp

Herbacée

Fabaceae  Sphenoctylis stenocarpa

mp

Herbacée

Malvaceae  Wissadula amplissima

mp

Herbacée

Acanthaceae  Dyschoriste heudelotiana

np

Herbacée

Acanthaceae  Lepidagathis anobrya

np

Herbacée

Amaranthaceae  Aerva javanica

np

Herbacée

Asclepediaceae  Ceropegia rhynchantha

np

Herbacée

Caesalpiniaceae  Cassia occidentalis

np

Herbacée

Compositae  Aspilia africana

np

Herbacée

Euphorbiaceae  Chrozophora brocchiana

np

Herbacée

Fabaceae  Indigofera germinata

np

Herbacée

Fabaceae  Indigofera tinctorium

np

Herbacée

Lauraceae  Cassita filiformis

np

Herbacée

Malvaceae  Urena lobata

np

Herbacée

Scrophulariaceae  Scoparia dulcis

np

Herbacée

Solanaceae  Datura innoxia

np

Herbacée

Solanaceae  Solanum incanum

np

Herbacée

Sterculariaceae  Waltheria indica

np

Herbacée

Sterculiaceae  Waltheria indica

np

Herbacée

Acanthaceae  Blepharis linariifolia

T

Herbacée

Acanthaceae  Blepharis maderaspatensis

T

Herbacée

Acanthaceae  Justicia insularis

T

Herbacée

Acanthaceae  Monechma ciliatum

T

Herbacée

Acanthaceae  Peristrophe bicalyculata

T

Herbacée

Aizoaceae  Gisekia pharnacioides

T

Herbacée

Amaranthaceae  Achyrantes aspera

T

Herbacée

Amaranthaceae  Amaranthus viridis

T

Herbacée

Amaranthaceae  Celosia trigyna

T

Herbacée

Amaranthaceae  Gonphrena celesioides

T

Herbacée

Amaranthaceae  Pandiaca heudelotii

T

Herbacée

Boraginaceae  Coldenia procumbens

T

Herbacée

Boraginaceae  Heliotropium indicum

T

Herbacée

Bryaceae  Archidium tellenum

T

Herbacée

Byaceae  Fissidens deserterum

T

Herbacée

Caesalpiniaceae  Cassia absus

T

Herbacée

Caesalpiniaceae  Cassia mimosoides

T

Herbacée

Caesalpiniaceae  Cassia tora

T

Herbacée

Capparidaceae  Cleome monophylla

T

Herbacée

Capparidaceae  Cleome viscosa

T

Herbacée

Capparidaceae  Gynandropis gynandra

T

Herbacée

Caryophyllaceae  Polycarpaea corymbosa

T

Herbacée

Caryophyllaceae  Polycarpea eriantha

T

Herbacée

Caryophyllaceae  Polycarpea linariifolia

T

Herbacée

Commelinaceae  Aneilema pomeridianum

T

Herbacée

Commelinaceae  Commelia forskalaei

T

Herbacée

Commelinaceae  Commelina benghalensis

T

Herbacée

Commelinaceae  Commelina diffusa

T

Herbacée

Commelinaceae  Commelina forskalaei

T

Herbacée

Commelinaceae  Commelina gambiae

T

Herbacée

Commelinaceae  Cyanotis latana

T

Herbacée

Compositae  Acanthospemum hispidum

T

Herbacée

Compositae  Bidens pilosa

T

Herbacée

Compositae  Blainvillea gayana

T

Herbacée

Compositae  Eclipta prostrata

T

Herbacée

Compositae  Tridax procumbens

T

Herbacée

Compositae  Vernonia pauciflora

T

Herbacée

Convolvulaceae  Evolvulus alsinoides

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea coleotricha

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea coptica

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea coscinosperma

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea dichroa

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea eriocapa

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea hederacea

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea heterotricha

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea pes-tigridis

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea pileata

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea sp

T

Herbacée

Convolvulaceae  Ipomoea vagans

T

Herbacée

Convolvulaceae  Jacquemontia tamnifolia

T

Herbacée

Convolvulaceae  Jacquemontia tamnifolia

T

Herbacée

Convolvulaceae  Merremia pinnata

T

Herbacée

Convolvulaceae  Merremia tridentata

T

Herbacée

Cucurbitaceae  Citrullus lanatus

T

Herbacée

Cucurbitaceae  Ctenolepis cerasiformis

T

Herbacée

Cucurbitaceae  Cucumis melo

T

Herbacée

Cucurbitaceae  Luffa aegyptiaca

T

Herbacée

Cucurbitaceae  Mukia maderaspatana

T

Herbacée

Cyperaceae  Bulbostylis barbata

T

Herbacée

Cyperaceae  Bulbostylis coleotricha

T

Herbacée

Cyperaceae  Cyperus amabilis

T

Herbacée

Cyperaceae  Cyperus difformis

T

Herbacée

Cyperaceae  Cyperus iria

T

Herbacée

Cyperaceae  Cyperus podocarpus

T

Herbacée

Cyperaceae  Fimbristylis hispidula

T

Herbacée

Cyperaceae  Kyllinga squamulata

T

Herbacée

Cyperaceae  Kyllinga welwitchii

T

Herbacée

Cyperaceae  Mariscus squarosus

T

Herbacée

Euphorbiaceae  Acalypha ciliata

T

Herbacée

Euphorbiaceae  Phyllanthus pentandrus

T

Herbacée

Fabaceae  Alysicarpus ovalifolius

T

Herbacée

Fabaceae  Alysicarpus rugosus

T

Herbacée

Fabaceae  Arachis hypogea

T

Herbacée

Fabaceae  Crotalaria atrorubens

T

Herbacée

Fabaceae  Crotalaria goreensis

T

Herbacée

Fabaceae  Crotalaria microcarpa

T

Herbacée

Fabaceae  Desmodium hirtum

T

Herbacée

Fabaceae  Desmodium tortuosum

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera aspera

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera astragalina

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera bracteolata

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera congolensis

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera dendroides

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera hirsuta

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera leprieuri

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera nummularifolia

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera pilosa

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera prieuriana

T

Herbacée

Fabaceae  Indigofera secundiflora

T

Herbacée

Fabaceae  Macrotyloma biflorum

T

Herbacée

Fabaceae  Macrotyloma uniflorum

T

Herbacée

Fabaceae  Melliniella micrantha

T

Herbacée

Fabaceae  Sesbania pachycarpa

T

Herbacée

Fabaceae  Stylosanthes erecta

T

Herbacée

Fabaceae  Tephrosia gracilipes

T

Herbacée

Fabaceae  Tephrosia linearis

T

Herbacée

Fabaceae  Tephrosia lupunifolia

T

Herbacée

Fabaceae  Tephrosia pedicellata

T

Herbacée

Fabaceae  Vigna filicaulis

T

Herbacée

Fabaceae  Vigna paludosa

T

Herbacée

Fabaceae  Vigna pubigera

T

Herbacée

Fabaceae  Vigna racemosa

T

Herbacée

Fabaceae  Vigna reticulata

T

Herbacée

Fabaceae  Vigna sp

T

Herbacée

Fabaceae  Vigna subterranea

T

Herbacée

Fabaceae  Vigna uinguiculata sbsp. Dekindtiana

T

Herbacée

Fabaceae  Vigna vexillata

T

Herbacée

Fabaceae  Zornia glochidiata

T

Herbacée

Fabaceae  Zornia glochidiata

T

Herbacée

Ficoidaceae  Trianthema portulacastrum

T

Herbacée

Lamiaceae  Englerastrum gracillimum

T

Herbacée

Lamiaceae  Englerastrum nigericum

T

Herbacée

Lamiaceae  Hyptis spicigera

T

Herbacée

Lamiaceae  Hyptis suaveolens

T

Herbacée

Lamiaceae  Leucas martinicensis

T

Herbacée

Malvaceae  Hibiscus asper

T

Herbacée

Malvaceae  Hibiscus cannabinus

T

Herbacée

Malvaceae  Hibiscus sabdariffa

T

Herbacée

Malvaceae  Sida acuta

T

Herbacée

Manchantiaceae  Riccia trichocarpa

T

Herbacée

Nyctaginaceae  Boerhaavia elegans

T

Herbacée

Nyctaginaceae  Boerhaavia erecta

T

Herbacée

Pedaliaceae  Ceratotheca sesamoides

T

Herbacée

Pedaliaceae  Martynia annua

T

Herbacée

Pedaliaceae  Rogeria adenophylla

T

Herbacée

Pedaliaceae  Sesamum alatum

T

Herbacée

Pedaliaceae  Sesamum indicum

T

Herbacée

Pedaliaceae  Sesamum indicum

T

Herbacée

Pedaliaceae  Sesamum radiatum

T

Herbacée

Poaceae  Andropogon fastigiatus

T

Herbacée

Poaceae  Aristida adscensionis

T

Herbacée

Poaceae  Aristida stipoides

T

Herbacée

Poaceae  Brachiaria deflexa

T

Herbacée

Poaceae  Brachiaria ramosa

T

Herbacée

Poaceae  Brachiaria villosa

T

Herbacée

Poaceae  Brachiaria xantholeuca

T

Herbacée

Poaceae  Cenchrus biflorus

T

Herbacée

Poaceae  Chasmopodium caudatum

T

Herbacée

Poaceae  Chloris pilosa

T

Herbacée

Poaceae  Chloris prieuri

T

Herbacée

Poaceae  Dactyloctenium aegyptium

T

Herbacée

Poaceae  Digitaria argilacea

T

Herbacée

Poaceae  Digitaria gayana

T

Herbacée

Poaceae  Digitaria horizontalis

T

Herbacée

Poaceae  Elionurus elegans

T

Herbacée

Poaceae  Eragrostis cilianensis

T

Herbacée

Poaceae  Eragrostis pilosa

T

Herbacée

Poaceae  Eragrostis tremula

T

Herbacée

Poaceae  Eragrostis turgida

T

Herbacée

Poaceae  Eriochloa fatmensis

T

Herbacée

Poaceae  Hackelochloa granularis

T

Herbacée

Poaceae  Hyparrhenia involucrata

T

Herbacée

Poaceae  Loudetia togoensis

T

Herbacée

Poaceae  Microchloa indica

T

Herbacée

Poaceae  Panicum laetum

T

Herbacée

Poaceae  Panicum maximum

T

Herbacée

Poaceae  Panicum nigerense

T

Herbacée

Poaceae  Panicum subalbidum

T

Herbacée

Poaceae  Panicum subalbidum

T

Herbacée

Poaceae  Pennicetum pedicellatum

T

Herbacée

Poaceae  Pennisetum glaucum

T

Herbacée

Poaceae  Pennisetum pedicellatum

T

Herbacée

Poaceae  Rhytachne triaristata

T

Herbacée

Poaceae  Schoenefeldia gracilis

T

Herbacée

Poaceae  Schyzachirium exile

T

Herbacée

Poaceae  Setaria barbata

T

Herbacée

Poaceae  Setaria pallide-fusca

T

Herbacée

Poaceae  Setaria sphacealata

T

Herbacée

Poaceae  Sorghum bicolor

T

Herbacée

Poaceae  Sporobolus festivus

T

Herbacée

Poaceae  Thelepogon elegans

T

Herbacée

Poaceae  Tripogon minimus

T

Herbacée

Polygalaceae  Polygala eriocarpa

T

Herbacée

Rubiaceae  Borreria filifolia

T

Herbacée

Rubiaceae  Borreria radiata

T

Herbacée

Rubiaceae  Borreria scabra

T

Herbacée

Rubiaceae  Borreria stachydea

T

Herbacée

Rubiaceae  Borreria stachydea

T

Herbacée

Rubiaceae  Kohautia senegalensis

T

Herbacée

Rubiaceae  Kohautia senegalensis

T

Herbacée

Rubiaceae  Mitracarpus scaber

T

Herbacée

Rubiaceae  Monechma ciliatum

T

Herbacée

Rubiaceae  Oldenlandia herbacea

T

Herbacée

Rubiaceae  Oldenlandia herbacea

T

Herbacée

Scrophulariaceae  Buchnera hispida

T

Herbacée

Scrophulariaceae  Striga asiatica

T

Herbacée

Scrophulariaceae  Striga bilabiata

T

Herbacée

Scrophulariaceae  Striga gesneroides

T

Herbacée

Scrophulariaceae  Striga hermontheca

T

Herbacée

Scrophulariaceae  Torenia spicata

T

Herbacée

Solanaceae  Physalis angulata

T

Herbacée

Tiliaceae  Corchorus aestuans

T

Herbacée

Tiliaceae  Corchorus tridens

T

Herbacée

Tiliaceae  Triumfetta pentandra

T

Herbacée

Tiliaceae  Triumfetta pentandra

T

Herbacée

Tribulaceae  Tribulus terrestris

T

Herbacée

Zingiberaceae  Costus spectabilis

T

 

2.7.2.3. Statut des Espèces Végétales

Le statut des espèces végétales de la RPFD malgré son état de dégradation accélérée, est dans une situation plus ou moins acceptable. Les défrichements anarchiques qui se font par les populations locales pour l’installation des champs de culture, ou pour l’exploitation du bois énergie, dégradent sérieusement le milieu. Cependant, on trouve jusqu’à présent des peuplements ou des bosquets qui sont toujours restés intactes ou non dégradés dans la réserve. En outre, on rencontre la diversité spécifique des espèces végétales assez représentatives de la biodiversité floristique de la RPFD comme en témoigne, le résultat de l’inventaire floristique réalisé par Saadou & al., (2010).

L’exploitation de bois de chauffe contribue indirectement à la baisse de la fertilité des terres alors que le prélèvement aussi massif de bois de service et de bois d’œuvre contribue aussi bien au déboisement accéléré des forêts qu’à la perte de la diversité biologique. Il apparaît en effet que les espèces disparues ou en voie de l’être sont principalement celles recherchées dans les constructions ainsi que dans la fabrication d’outils aratoires et meubles locaux (Amadou & al., 2010).

L’artisanat de bois est plus particulièrement sélectif et utilise des espèces comme le Prosopis africana (en voie de disparition). De même, la pharmacopée traditionnelle utilise des espèces végétales qui se raréfient de plus en plus ; l’écorçage des arbres et l’enlèvement des racines semblent les pratiques les plus destructrices (Amadou & al., 2010). Au demeurant, l’abattage abusif des arbres porte sur l’ensemble des peuplements forestiers dont les parcs agroforestiers.

Le surpâturage dans la réserve est consécutif aux concentrations animales durant les périodes de transhumance et de nomadisme. Cependant, en l’absence de données notamment sur la taille effective des troupeaux en présence et sur les capacités de charges, il est difficile d’élaborer une analyse quantitative de l’ampleur de ce facteur. On peut retenir cependant la dégradation de la qualité des pâturages par les apports de semences d’espèces envahissantes et non appétées comme le Sida cordifolia ; les risques de transmission de maladies entre les troupeaux domestiques et la faune sauvage sont peu évidents ou moindres puisque les grands mammifères ont disparu de la réserve.

Toutefois, aucune espèces végétales n’est véritablement menacée malgré le rythme de leur exploitation.

2.7.2.4. Ressources Fauniques

Malgré les menaces qui pèsent sur la faune ainsi que les pressions exercées sur celle ci (fragmentation des habitats, occupation agricole, …), la réserve partielle de faune de Dosso abrite encore une faune assez riche et diversifiée. Inégalement répartie, on peut globalement observer des petits groupes au sud, alors que vers le nord, il s’agit d’individus isolés (Amadou & al., 2010). Cependant, même au sud, il devient de plus en plus difficile d’observer des troupeaux, même de taille moyenne de l’ordre de 10 à 20 individus en dehors des primates (Amadou & al., 2010).

Par ailleurs l’essentiel de cette faune vient du Parc National du W du Niger à l’étiage du fleuve Niger en ce qui concerne les grandes antilopes (rares) et du sanctuaire des girafes au nord (s’agissant des girafes). A l’intérieur même de la réserve, la faune est réfugiée au niveau des forêts ou encore de certains massifs assez bien conservés (Amadou & al., 2010).

2.7.2.4.1. Mammifères

S’agissant des mammifères terrestres, les principales espèces rencontrées sont les gazelles rufifrons, les  céphalophes de Grime, les chacals et les genettes. On y rencontre aussi des primates en petites bandes, le long du fleuve Niger (singes patas et babouins) ; les mammifères aquatiques sont représentés par des espèces comme l’hippopotame et le lamantin que l’on retrouve dans le fleuve entre Albarkayzé et Karey Kopto ainsi que dans les zones marécageuses de l’île de Lété (Amadou & al., 2010). Les rongeurs représentés essentiellement par les écureuils, les lièvres, les porcs-épics, se rencontrent dans tous les types des milieux, tout comme certaines espèces dont le chat sauvage, le Zorille commun, le hérisson à ventre blanc. Les suidés (Phacochoerus aethiopicus) sont de même présents, presque sur toute la côte ouest de la réserve au niveau des zones dépressionnaires ; des troupeaux sont ainsi signalés presque dans toute la zone. A cette faune terrestre, il convient aussi d’ajouter les reptiles, malheureusement pas connus (Amadou & al., 2010).

En dehors de cette faune, constituée principalement de petits mammifères, la situation de la réserve fait d’elle un territoire de refuge à certaines périodes de l’année. C’est ainsi, comme il est déjà mentionné tout haut, la réserve accueille des espèces comme la girafe, le lion, le buffle, le Cob de buffon (Amadou & al., 2010). Le tableau ci-dessous donne une idée de l’importance de la diversité faunique de la réserve comme il ressort des entretiens avec les populations.

Tableau 24 Espèces fauniques les plus présentes dans la RPFD, toutes espèces confondues

Noms latins

Noms français

Cephalolus rufilatus

Cephalophe à flanc roux

Canis aureus

Chacal commun

Viverra civetta

Civette d’Afrique

Kobus ellipsiprymnus defassa

Kob defassa

Gazella riffirons

Gazelle à flancs roux

Xerus erythropus

Ecureuil de terre

Vulpes pallida

Renard pâle

Sylvicarpa grimnia

Cephalophe de grimm

Herpetes icheneumon

Mangouste ichneumon

Crocuta crocuta

Hyène tachetée

Genetta servalinaa

Genette tigrine

Varanus exanthematicus

Varan

Erythrocebus  patas

Singe Patas

Ouribia ourebi

Orebie

Papio anubis

Babouin

Phacochoerus aethiopicus

Phacochère

Numida meleagris

Pintade sauvage

Cercopithecus aethiops

Porc epic

Geochelone sulcata

Tortue

 

2.7.2.4.2.  Oiseaux

L’avifaune, à la différence des mammifères, serait beaucoup plus diversifiée en raison notamment du fait que la réserve est située sur un couloir de migration des oiseaux (Amadou & al., 2010). Cette diversification tient compte aussi de l’existence de plusieurs plans d’eau de surface (mares et fleuve) ainsi que de la proximité du Parc Régional du W du Niger. Plusieurs familles sont ainsi bien représentées comme les Columbidae (le pigeon de Guinée, la tourterelle pleureuse, la tourterelle à collier, le moineau doré), Phasiandae (le francolin commun, la pintade sauvage), les arideidae (héron garde-boeuf, cigognes, …) (Amadou & al., 2010). La présence d’eaux de surface justifie aussi la présence de nombreuses  colonies d’oiseaux (canards armés, canards casqués, oies sauvages, sarcelles, …). Les espèces, les plus citées comme présentes par les populations sont (Amadou & al., 2010): Balearica pavonina ; Plectropterus gambensis ; Pleatropterus gambensis ; Sarkiornis melanotos ; Ardea melanocephala ; Tochus erythrorhynchus ; Dendrocygna viduata ; Otis arabs; Francolinus bicalaratus ; Numida meleagris.  Les travaux les plus récents réalisés par le Programme Moyen Niger I en rapport avec les zones humides donne le récapitulatif ci-après.

Tableau 25 Liste des espèces rencontrées et leur nombre/ PMNI, 2010

 Nom Français

Nom scientifique

Nombre

1

Cormoran africain

Phalacrocorax africanus

122

2

Héron cendré  

Ardea Cinerea

219

3

Héron pourpré 

Ardea purpurea

77

4

Grande aigrette 

Aigretta alba

58

5

Aigrette Intermédiaire 

Mesophyx intermedia

95

6

Aigrette garzette

Egretta garzetta

672

7

Héron  garde bœuf

Ardeola ibis

884

8

Héron crabier

 Ardeola ralloides

97

9

Ibis sacrée

Threskiornis aethiopica

42

10

Jacana à poitrine dorée 

Actophilornis africana

164

11

Dendrocygne veuf

Dendrocygna viduata

29 316

12

Oie de gambie

Pleatropterus gambensis

9

13

Canard  casqué

Sarkidiornis melanotos

224

14

Poule d’eau 

Gallinula chloropus

7

15

Vanneau épéronné

Vanellus spinosus

83

16

Héron melanocephale 

Ardea malanocephala

45

17

Chevalier arlequin

Tringa erythropus

3

18

Echasse blanche

Himantopus himantopus

89

19

Martin pêcheur pie

Ceryle rudis

38

20

Dendrocygne fauve

Dendrocyna bicolor

30

21

Chevalier combattant

Philomachas pignax

1227

22

Milan noir

Milvus migrans

58

Total

33 559

Source : PMNI, 2010

2.7.2.4.3. Reptiles et Amphibiens

La RPFD regorge plus de 112 espèces de reptiles et d’amphibiens tels que le crocodile, le python de Sebha, la Vipère hurlante, le Naja, le Varan du Nil, les Tortues Terrestres, les tortues aquatiques etc. (Garba, 2018).

Selon une étude de Laurent CHIRIO, chercheur attaché au MNHN (2007) sur l’Inventaire des reptiles du Parc du W et ses zones périphériques réalisée dans le cadre du Programme Parc W/ECOPAS, une classification sommaire des reptiles du parc faisait état de 83 espèces appartenant à cinq (5) grands groupes suivants (Garba, 2018) :

          - Huit (8) Tortues dont trois (3) pélomédusidés, trois (3) testudinidés et deux (2) trionychidés ; Pelusios castaneus, Centrochelys sulcata, Cyclanorbis senegalensis

          - Un (1) Crocodile : Suchus niloticus

          - Vingt-six (26) groupes d’espèces de Lézards composés de : cinq (5) gekkonidés, quatre (4) agamidés, trois (3) caméléonidés, quatre (4) lacertidés, huit (8) scincidés et deux (2) varanidés dont (Garba, 2018) :

          - Tarentola ephippiata ;

          - Agama sankaranica ;

          - Chamaeleo africanus ;

          - Latastia longicauda ;

          - Chalcides thierryi ;

          - Varanus niloticus ;

          - Hemidactylus angulatus ;

          - Ptyodactylus ragazzi ;

          - Hemitheconyx caudicinctus ;

          - Lygosoma sundevalli ;

          - Trachylepis sp.

          - Deux (2) Amphisbènes dont Cynisca leucura ;

          - Quarante-six (46) Serpents.

Les quarante-six (46) grands groupes de serpents sont composés de (Garba, 2018) :

          - 2 Typhlopidés ;

          - 3  Leptotyphlopidés ;

          - 1 Boïdé ;

          - 2 Pythonidés ;

          - 22 Colubridés ;

          - 5 Atractaspididés ;

          - 7 Elapidés ;

          - 4 Vipéridés.

Tableau 26 Liste des serpents (Garba, 2018)


Noms Latin des espèces de serpents

Noms vernaculaires

Rhinotyphlops punctatus

 

Leptotyphlops bicolor

 

Gongylophis muelleri

 

Python sebae

Moulouwa

Rhamphiophis oxyrhynchus

 

Dromophis praeornatus

 

Atractaspis watsoni

 

Naja nigricollis

Bakin Matchiji

Naja sp.

jannassourou

Bitis arietans

Takwassara

Python regius

Moulouwa

Naja aff. melanoleuca

Bakin Matchiji

Hemiragherris nototaenia

 

 

Tableau 27 liste des taxons de reptiles recensés dans la région du Parc du W (Garba, 2018)

Noms Latin des Espèces de Reptiles

Noms Vernaculaire

 

CHELONIENS

 

 

Famille des Pelomedusidae

 

1

Pelomedusa subrufa

Yahihiya

2

Pelusios adansoni

Yahihiya

3

Pelusios castaneus

 

 

Famille des Trionychidae

 

4

Cyclanorbis senegalensis

 

5

Trionyx triunguis

 

 

Famille des Testudinidae

 

6

Geochelone sulcata

Kounkourou

7

Kinixys belliana

 

8

Kinixys nogueyi

 

 

CROCODYLIENS

 

9

Crocodylus niloticus

Kada

 

SAURIENS

 

 

Famille des Gekkonidae

 

10

Hemidactylus angulatus

Tsakaka

11

Hemitheconyx caudicinctus

 

12

Ptyodactylus hasselquisti

 

13

Tarentola annularis

 

14

Tarentola ephippiata

 

 

Famille des Agamidae

 

15

Agama agama

Kadangaré

16

Agama paragama

 

17

Agama sankaranika

 

 

Famille des Chamaeleonidae

 

18

Chamaeleo africanus

Hanwayniya

19

Chamaeleo gracilis

 

20

Chamaeleo senegalensis

 

 

Famille des Lacertidae

 

21

Acanthodactylus boskianus

 Koulpa

22

Acanthodactylus guineensis

 

23

Heliobolus nitidus

 

24

Latastia longicauda

 

 

Famille des Scincidae

 

25

Chalcides thierryi

 

26

Panaspis togoensis

 

27

Lygosoma sundevallii

 

28

Scincopus fasciatus

 

29

Trachylepis affinis

 

30

Trachylepis perroteti

 

31

Trachylepis quinquetaeniata

 

32

Trachylepis sp.

 

 

Famille des Varanidae

 

33

Varanus exanthematicus

Damo

34

Varanus niloticus

Tsari

 

AMPHISBENIENS

 

35

Cynisca leucura

 

36

Cynisca sp.

 

 

OPHIDIENS

 

 

Famille des Typhlopidae

 

37

Typhlops punctatus

 

 

Famille des Leptotyphlopidae

 

38

Leptotyphlops adleri

 

39

Leptotyphlops bicolor

 

40

Leptotyphlops boueti

 

 

Famille des Boidae

 

41

Gongylophis muelleri

 

42

Python regius

Moulouwa

43

Python sebae

Moulouwa

 

Famille des Colubridae

 Matchiji

44

Crotaphopeltis hippocrepis

 

45

Crotaphopeltis hotamboeia

 

46

Dasypeltis gansi

 

47

Dromophis lineatus

 

48

Dromophis praeornatus praeornatus

 

49

Gonionotophis granti

 

50

Haemorrhois dorri

 

51

Hemiragherris nototaenia

 

52

Lamprophis fuliginosus

 

53

Lamprophis lineatus

 

54

Lycophidion semicinctum

 

55

Mehelya crossi

 

56

Philothamnus irregularis

 

57

Philothamnus semivariegatus ssp

 

58

Prosymna meleagris collaris

 

59

Psammophis elegans

 

60

Psammophis sibilans

 

61

Psammophis sp.

 

62

Rhamphiophis oxyrhynchus

 

63

Telescopus tripolitanus

 

64

Telescopus variegatus

 

 

Famille des Elapidae

 

65

Elapsoidea semiannulata

 

66

Naja haje

 

67

Naja sp.

 

68

Naja katiensis

 

69

Naja aff. melanoleuca

Bakin Matchiji

70

Naja nigricollis

Jan nassourou

71

Naja aff. nigricollis

 

 

Famille des Viperidae

 

72

Bitis arietans

Takwassara

73

Causus maculatus

 

74

Echis leucogaster

Takwassara

75

Echis ocellatus

Takwassara

 

Famille des Atractaspididae

 

76

Amblyodipsas unicolor

 

77

Aparallactus lunulatus

 

78

Atractaspis dahomeyensis

 

79

Atractaspis micropholis

 

80

Atractaspis watsoni

 

 

 

2.7.2.5. Statut des Espèces Fauniques

Le statut des espèces fauniques dans la RPFD est on ne peut plus critique comme le démontre le tableau ci-dessous :

Tableau 28 Le statut de certaines espèces fauniques de la RPFD

Faune terrestre en raréfaction

Faune terrestre disparue ou en voie de l’être

Faune aquacole en raréfaction

Avifaune en raréfaction

Gazella riffirons

Acinonyx jubatus

Crocodylus niloticus

Leptoptilos crumeniferus

Ourebia ourebia

Alcelaphus buselaphus major

Hypopotamus amphibus

Balearica pavonina

Canis aureus

Ammotragus lervia

Trichechus senegalensis,

Bucorvus abyssinicus

Erythrocebus  patas

Cencirus caffer caffer

Clarias anguillaris

Balearica pavonina

Lepus capensis

Cercopithecus aethiops

Lates niloticus

Plectropterus gambensis

Numida meleagris

Geochelone sulcata

Oreochromis niloticus

Threskiornis aethiopica

Phacochoerus aethiopicus

Giraffa camelopardalis

Oreochromis niloticus

Dendrocygna viduata

Varanus exanthematicus

Hippotragus équinus

Clarias lazana

Otis arabs

Varanus niloticus

Hyaena hyaena

 

Numida meleagris

Viverra cavetta

Hyena crocuta crocuta

 

 

Vulpes pallida

Hystrix cristata

 

 

 

Hystrix cristata

 

 

 

Kobus kob kob

 

 

 

Loxodonta africana

 

 

 

Orycteropus afer

 

 

 

Panthera leo

 

 

 

Panthera pardus

 

 

 

Phacochoerus aethiopicus

 

 

 

Sylvicarpa grimnia

 

 

 

Tragelaphus spekei

 

 

 

Viverra cavetta

 

 

 

2.7.2.6. Ressources Halieutiques

Une bonne partie de la RPFD et de ses Zones Humides Moyen Niger I et II sont bien traversées par le fleuve Niger. Ce qui lui permet d’abriter outre, une importante avifaune, des ressources halieutiques composées de plus d’une centaine d’espèces de poissons environ 120 espèces parmi les 140 identifiées au Niger dont certaines n’existent plus aujourd’hui que dans les aires protégées (Garba, 2018).

Selon une étude du PMF/FEM Niger réalisée en 2016 sur la situation de référence du projet, les espèces suivantes ont été identifiées comme leur présence est très rare dans ces pêcheries (Garba, 2018) :

          - Synodontis Sp. ;

          - Tilapia Sp. ;

          - Hydrocion sp.;

          - Lates niloticus;

          - Labeo Sp.;

          - Bagrus Sp.;

          - Prototerus annectens

          - Heterotis niloticus

          - Polypterus senegalus

          - Hyperopisus b. occidentalis

          - Mormyrus brevis

          - Alestes baremoze

          - Distichodus brevipinis

          - Citharinus citharus

          -Clarias anguilaris

          - Heterobranchus bidorsalis

2.7.3. Autres Ressources Naturelles

2.7.3.1. Forêts Classées de la Zone

La zone de la RPFD renferme quatre (4) forêts classées dont deux (2) sont au moins dans la RPFD. toutes classées bien avant les années d’indépendance. Il s’agit de :

          - Forêt Classée de Koulou ;

          - Forêt Classée de Gorou Bassounga ;

2.7.3.1.1. Forêt Classée de Koulou

Classée par décret n° 5889 du 24/12/1948 la Forêt Classée de Koulou couvrait une superficie de 2060 ha. Elle se trouve dans l’Arrondissement de Dosso (feuille IGNN ND31IV) proche du fleuve Niger. Cette forêt classée était composée de Guiera senegalensis, Combretum micranthum, Combretum nigricans, Annona senegalensis, Anogeisus leiocarpus, Bombax constatum, Sclerocarya birrea, Terminalia avicennoïdes. (PAFAGE, 2004).


Figure 54 Carte de la Forêt Classée de Koulou


2.7.3.1.2. Forêt Classée de Gorou Bassounga

La Forêt Classée de Gorou Bassounga est une formation de plateau qui se trouve dans l’Arrondissement de Gaya (feuille IGNN NC 31 XXII). Elle a été classée par le décret n° 2471 de 1937 avec une superficie de 9.970 ha afin de protéger un important peuplement de Combretacées (PAFAGE, 2004). Les principales espèces rencontrées dans la zone du plateau sont : Guiera senegalensis, Combretum micranthum, Combretum nigricans, Annona senegalensis, Anogeissus leiocarpus, Bombax constatum, Sclerocarya birrea et Terminalia avicennioides. Dans les zones proches du fleuve Niger, les espèces observées sont : Vitex doniana, Deutarium microcapum, Prosopis africana, Balanites aegyptiaca, Vitellaria paradoxa, Ziziphus mauritiana, Borassus aethiopium, Ficus spp., Parinari macrophylla, Daniellia oliveri, Diospyros mespiliformis, Hyphanea thebaïca, Celtis integrifolia, Acacia ataxacantha et plusieurs graminées et un tapis herbacé (PAFAGE, 2004).


Figure 55 Carte de la représentation des Forêts Classées Fogha Béri et Gorou Bassounga


2.7.3.1. Ressources Hydriques de la RPFD

La réserve partielle de faune de Dosso, en raison de sa position bioclimatique et géographique, recèle d’importantes ressources en eaux tant de surface que souterraines. En effet, située dans la vallée du fleuve Niger (Moyen Niger), elle comporte des embouchures, de vallées et rivières importantes (Amadou & al., 2010). Le fleuve Niger et le Dallol Bosso auxquels s’ajoute un enchevêtrement de rivières (ou koris) et de mares constituent l’essentiel du réseau hydrographique renfermant les ressources en eaux de surface de la réserve partielle de faune de Dosso (Amadou & al., 2010).

2.7.3.1.1. Mares

Ces plans d’eau que sont les mares (plus d’une trentaine sont identifiées) sont alimentés principalement, (en dehors des remontées à partir des nappes alluviales) par les écoulements de la vallée fossile du Dallol Bosso et du fleuve Niger (Amadou & al., 2010).

C’est ainsi que la réserve est tout d’abord parsemée d’innombrables mares, permanentes à temporaires, particulièrement dans les vallées et dépressions humides où elles se présentent en chapelets. Certaines de ces mares, eu égard à leur importance tant écologique que socio économique, ont été classées comme site Ramsar (le Moyen Niger I sur 88 050 ha, le Moyen Niger II sur 65 850 ha et le Dallol Bosso sur 376 162 ha) (Amadou & al., 2010).

Le village de Albarkaizé est situé à 25 km à l'Ouest de Gaya au bord du fleuve Niger. Le terroir villageois renferme une mare permanente alimentée par les crues du fleuve (République du Niger, 2004). Le site est riche en poissons et en oiseaux d'eau (canards armés et sarcelles) ; l’accueille chaque année diverses espèces d'oiseaux migrateurs fuyant les hivers froids d'Europe. C'est pour cette raison que la mare a été classée comme zone humide d'importance internationale (site RAMSAR) (République du Niger 2004). Avec l'appui du PADEL de GAYA, une structure locale de gestion a été mise en place. Aujourd'hui, le village dispose de l'exclusivité des droits de pêche dans la mare et de chasse villageoise des oiseaux d'eau. Les revenus tirés de la gestion de la mare sont réinvestis dans le village : Banque de Céréales, Banque d’intrants, crédits féminins, lutte contre la jacinthe d'eau (République du Niger, 2004) .

2.7.3.1.2. Fleuve

Le fleuve Niger arrose la Réserve Partielle de Faune de Dosso par sa rive droite sur plus de 200 km est l’axe principal d’écoulement des eaux de surface et le seul cours d’eau permanent avec un débit moyen annuel de l’ordre de 36.10 m3. D’importance écologique majeure en raison des différents écosystèmes humides qu’il présente, le fleuve Niger joue aussi des rôles socioéconomiques et culturels importants (alimentation humaine et animale, irrigation agricole, pêche, cultes, …) (Amadou & al., 2010).

2.7.3.1.3. Dallols

Les Dallols sont des écoulements des vallées fossiles qui se trouvent dans la région de Dosso et qui contribue aussi à l’alimentation en eau du Fleuve Niger souvent sous forme de rivières. On en distingue le Dallol Bosso, le Dallol Maouri et le Dallol Foga.

Le Dallol Bosso est situé dans la partie centrale de la réserve sur au moins 100 km ; c’est une longue vallée fossile nord-sud, sans lit mineur, qui débouche sur le fleuve Niger, à la limite sud du Parc National du W du Niger (Boumba). Au-delà de la réserve, le Dallol Bosso draine les eaux à partir des plaines de l’Irhazer et des massifs de l’Aïr. Le Dallol Bosso se présente comme une vallée fossile à écoulements intermittents par endroits et constituerait la partie terminale d’un ancien affluent du fleuve Niger alimenté jadis par le bassin de l’Azawagh (Amadou & al., 2010).

2.7.3.2. Ressources Pastorales

2.7.3.2.1. Couloirs de Passage ou Axes de Transhumance

Plusieurs itinéraires comme couloir de passage ou axes de transhumance allant des couloirs tertiaires aux couloirs principaux ont été répertorier. La majorité des itinéraires a une direction nord sud avec comme point de chute la région du parc W quelque soit par ailleurs leur point de départ (Sara Consult, 2014). Les axes orientés vers la zone pastorale constituent la seule exception à cette règle. On distingue donc trois (3) repères pour les itinéraires de la transhumance (Sara Consult, 2014) :

- Les zones de départ ;

- Les zones de transit ;

- Les zones d’accueil.

Il faut souligner que les couloirs de transhumance sont nombreux et multidirectionnels dans l’ensemble de la zone d’intervention, mais tous conduisant à des ressources pastorales selon les zones et les saisons. Il en découle donc des couloirs de transhumance qui restent dans les limites des territoires nationaux et d’autres qui concernent voire deux pays (Sara Consult, 2014). De façon générale, les couloirs de transhumance côtoient les grands axes de circulation routière/carrières ce qui laisse à penser que les principaux parcours du bétail ont des fortes similitudes avec les mouvements des hommes et des marchandises ou que, à certains égards,  le tracé des routes s’est inspiré des parcours pastoraux. Bien que tacitement reconnus, l’immense majorité des couloirs de transhumance n’est pas sécurisée (acte juridique et matérialisation physique) (Sara Consult, 2014). Mais en raison de la compétition pour l’espace et de la nécessité pour le bétail d’accéder aux ressources, des efforts sont consentis en la matière dans le pays où la majorité des couloirs répertoriés sont identifiés et matérialisés en certains endroits ou en cours de l’être (Sara Consult, 2014).

2.7.3.2.2. Les puits et forages pastoraux

La principale caractéristique des puits et forages pastoraux, c’est l’adjonction d’abreuvoirs à leurs superstructures ; mais cette spécificité vaut surtout pour les forages et les puits modernes (Sara Consult, 2014). Dans le cas des puits traditionnels en effet, la vocation du point d’eau n’est pas tranchée, la ressource étant destinée aussi bien aux hommes qu’aux animaux. C’est moins la présence des abreuvoirs (en ciment, récipients divers) que la capacité du puits à satisfaire les besoins du bétail qui en détermine l’importance pastorale (Sara Consult, 2014).

Le puits traditionnel /puisard est implanté, creusé et aménagé sur la base de savoirs et de matériaux locaux.

La spécificité des forages est leur capacité à aller chercher l’eau à grande profondeur et à la rendre disponible avec des moyens d’exhaure variés allant de l’exhaure mécanique (pompe manuelle) à la mini adduction (Sara Consult, 2014).

2.7.3.2.3. Acteurs de l’élevage

Il a été relevé l’existence de certaines catégories d’acteurs pour le développement de l’élevage dont entre autres (Sara Consult, 2014) :

- les ONG et associations de développement  comme L’Association pour la Redynamisation de l’Elevage au Niger (AREN) ; le « Gajel sudubaba » ; le Réseau des Organisations d’Eleveurs et pasteurs de l’Afrique ;

- Les organisations communautaires de base telles que les organisations professionnelles ; les structures du code rural comme les COFOB, les COFOCOM, et les COFODEP.

2.7.3.2.4. Cheptel bétail domestique

Dans la commune de Falmey, l’élevage occupe  le  second  rang  après  l’agriculture.  Le  cheptel  est  constitué  des  bovins, camelins, équins, asins, volailles. On dénombre près de 131 000 UBT (Tableau).

Tableau 29 Composition du cheptel

Espèces

Nombre

Taux équivalent UBT

UBT

Asins

3366

0,5

1683

Bovins

122280

0,8

97824

Camelins

106

1

106

Caprins

109830

0,15

16474,50

Equins

45

1

45

Ovins

98710

0,15

1480,5

Total UBT

 

 

130939

 

Dans la commune de Sambéra, l’élevage  occupe la seconde place après l’agriculture. Le cheptel est constitué des bovins, camelins, équins, asins, volailles. La commune dispose de plus de 13 000 UBT (Tableau).

Tableau 30 Estimation du cheptel en 2006

Espèces

Nombre

Taux équivalent UBT

UBT

Asins

370

0,5

185

Bovins

12392

0,8

9913,6

Camelins

50

1

50

Caprins

14949

0,15

2242,35

Equins

20

1

20

Ovins

5097

0,15

764,55

Total UBT

13 175,5

 

L’élevage est la deuxième activité économique de la population de la région de Dosso. Les effectifs du cheptel ont régulièrement augmenté d’année en année. Ils sont passés de 1 081 872 UBT en 2009 à 1 293 990 UBT en 2013 soit une augmentation de 19,61% en cinq (5) ans. Tout cet effectif pâture dans la RPFD ou l’utilise comme couloir de passage pour la transhumance.

Tableau 29. Situation du cheptel

Année

Espèces

Bovins

Ovins

Caprins

Camelins

Equins

Asins

Total UBT

2009

888 954

767 560

982 734

29 422

12 071

133 343

1 081 872

2010

930 594

753 145

993 400

29 393

11 348

136 767

1 115 582

2011

986 205

779 506

1 033 178

29 598

11 460

139 503

1 171 676

2012

1 045 377

806 789

1 074 505

29 983

11 574

142 293

1 231 199

2013

1 108 100

835 026

1 117 485

30 372

11 586

145 139

1 293 884

 

2.7.3.3. Beauté du Paysages

La RPFD avec toutes ses potetialité en ressources naturelles offre un milieu et un paysage d’une beau exceptionnelle. Les 200 km de rive avec le fleuve Niger présentent un très beau panorama. Le paysage du Dallol Bosso en est une preuve supplémentaire de la bauté de cette réserve en dépit de la zone humide qu’elle présente. A cela il faut ajouter les différents visages et écosystèmes naturels composés de savane arbustive à arborée que représente la réserve. 

2.7.3.4. Pistes

La Zone d’étude est traversée par une voie bitumée qui relie la ville de Dosso à la république fédérale d’une part et d’autre part à la république populaire du Bénin sur plus de 150 km. D’autres types de routes traversent la zone d’étude. Le tableau ci-dessous dresse la liste des types de routes. 

Tableau 31 Principales routes de désserte dans la zone d’étude

Les Principaux Tronçons dans la zone d’étude

Types de routes dans la zone d’étude,

Etat des Routes

kilométrage

Dosso -Bela

Route Nationale (RN 7) Bitumée

Fortement Dégradée

70 km

Bela - Gaya -frontière Benin 

Route Nationale (RN7) Bitumée

Très bon état après reffection

86 km

Margou - Gaya

Route Nationale (RN35) latéritique

Fortement Dégradée

140 km

Guitado-Sambéra

Piste rurale

dégradée

40 km

Gaya –Frontière Nigéria

Route Nationale Bitumée

Dégradée

40 km

Gaya – Toungado – Frontière Nigéria

Piste Rurale

Dégradée

45 km

Tanda - Gaya

Piste Rurale

Dégradée

 

Gaya – Yélou

Piste Rurale

Dégradée

 

Gaya-Tara

Route Rurale (RR3-06)

 

7km ;

Gaya-Dolé:

Route non classée

 

33 km;

Gaya – Bengou

Piste Rurale

Dégradée

 

AngoualMarafa-Nigeria

Route Rurale (RR 3 -11)

dégradée

29 km.

Bengou – Tounouga

Piste Rurale

Dégradée

 

Sambéra - Dosso

Piste Rurale

Dégradée

 

Falmèye – Guilladjé

Piste Rurale

Dégradée

 

Dosso – Golley

Pistes Mixte (Biume & latérite)

Dégradée

 

Dosso – Farey

Piste Mixte (Biume & latérite)

Dégradée

 

Gaya - Tounouga

 

Dégradée

 

Sia-Tela

Route non classée

 

21 km

Sia-RN7 PK98 (Kawara)

Route non classée

Dégradée

31 km

Gaya-Falmey-Margou-Harikanassou-Yédda

Route Nationale (RN 35)

Dégradée

244 km

Gaya – Dosso

Route Natioanle Bitumée

partiellement dégradée

150 km

Birni N’Gaouré – Margou

Route Natioanle Bitumée

Bon état

10 km

Margou – Fabidji

Route latéritique  (RN 35)

Fortement Dégradée

20 km

Fabidji –Béllandé

Route latéritique (RN 35)

Fortement Dégradée

20 km

Béllandé – Falmèye

Route Latéritique (RN 35)

Fortement Dégradéé

25 km

Falmèye - Boumba

Route Latéritique (RN 35)

Fortement Dégradéé

25 km

Boumba – Ouna

Piste rurale

Dégradée

45 km

Ouna – Sambéra

Piste rurale

Dégradée

 

Boumba – Kouassi

Route latéritique

Fortement Dégradée

 

Kouassi – Gaya

Route latéritique

Fortement Dégradée

 

Niamey – Kollo

Route Nationale Bitumée

Dégradée

25 km

Kollo – Kirtachi

Route latéritique

Fortement Dégradée

70 km

Kirtachi – Falmèye par le plateau

Piste Rurale

Dégradée

80 km

Falmèye – Karey kopto

Piste Rurale

Dégradée

35 km

 

2.7.3.5. Sites Touristiques

Au regard de la beauté de son  paysage, la Réserve Partielle de Faune de Dosso dispose de quelques sites touristiques qui ne demande qu’à être aménagés. Autrefois, la rive gauche du fleuve Niger abritait des campements touristiques où on accueillait des visiteurs mais aujourd’hui, pratiquement toutes ces infrastructure sont aux arrêts. Cependant, ces dysfonctionnements du tourisme n’entame en rien la beauté et les potentialités de la réserve.

2.7.4. Etat de Conservation de l’Aire Protégée

2.7.4.1. Dynamique d’Occupation Humaine

La dynamique d’occupation et d’utilisation des terres et des ressources naturelles de la RPFD est fortement liée à l’anthropisation de plus en plus croissante du territoire. Avec un taux démographique beaucoup plus important associé aux fortes migrations, la population vivant dans la réserve serait aujourd’hui approximativement de 585 000 habitants (Amadou & al., 2010).

D’un point de vue de l’occupation diachronique, la superficie de l’espace occupée par les villages est passée de 27 900 ha soit 0.5% en 1975, à 72 540 ha en 1984 soit 1.3 % et à 11 7180 ha en 2007 soit 2.1%. Cette population est inégalement répartie dans l’espace. Quatre (4) zones de concentration humaine peuvent s’identifier : une zone de faible concentration (moins de 25 hbts/km2), une de  moyenne concentration (de 25 à 50 hbts/km2), une de forte concentration (de 50  à 100 hbts/km2) et enfin une dernière  de très forte concentration (de plus de 100 hbts/km2) ; en illustration, voire la carte ci-après (Amadou & al., 2010).

2.7.4.2. Etat de dégradation des ressources naturelles de la réserve

Les facteurs d’évolution des ressources naturelles en général et de ceux des ressources biologiques en particulier, autres que naturels (changements climatiques, sécheresses) sont principalement liés aux différentes pressions des activités humaines et aux conséquences induites (dégradation du support physique, risques sanitaires de contamination de maladies en faune sauvage et domestique lors de la transhumance, pollution, sédentarisation humaine, …) dans un cercle vicieux de causes à effets (Amadou & al., 2010). Ces pressions sont donc essentiellement liées aux pratiques et comportements de l’homme en raison de leurs caractères abusifs et incontrôlés : occupation agricole des terres et plans d’eau associée aux pratiques culturales ; feux de brousse ; exploitation de bois de chauffe, de bois de service et d’œuvre ainsi que de plantes médicinales, surpâturage, braconnage, sur pêche (Amadou & al., 2010)

Toutes ces pressions contribuent individuellement ou en association à la dégradation des ressources biologiques tant en ce qui concerne les peuplements (diminution des populations, isolement) que pour ce qui est des espèces (richesse et diversité). Elles sont en corrélation étroite avec la croissance démographique que connaît la réserve (Amadou & al., 2010).

L’occupation agricole des terres et des plans d’eau, par des villages anciens ou par des installations récentes de hameaux de cultures évoluant en villages, se fait de la façon la plus anarchique que incontrôlée. Les défrichements sont effectués chaque année sur l’ensemble des espaces forestiers associés à des terres vacantes (Amadou & al., 2010). Cette occupation est préférentiellement portée sur les terres des plateaux ainsi que sur les zones dépressionnaires à terrasses alluvionnaires et couvertes de fourrés denses et/ou de galeries forestières. Il semble par exemple que 45 à 50 autorisations sont annuellement délivrées chaque année dans la seule commune de Falmey ; les chiffres donnés par les autres départements ne semblent pas rendre compte de cette réalité. Même les forêts classées sont fortement touchées par cette pression ; 25 à 30 % des surfaces de la forêt classée de Gorou Bassounga sont mises en culture et dans des proportions comparables celles de Koulou dans le département de Gaya (Amadou & al., 2010).

Mais, en l’absence de toute statistique au niveau des services techniques et moins encore au niveau des communes, les nouvelles surfaces (sans la remise en culture des friches et jachères) défrichées annuellement peuvent être d’au moins 1 000 ha (Amadou & al., 2010).

Justifiant cette occupation agricole sur de nouvelles terres, les paysans adoptent des modes culturaux itinérants comme il a été expliqué à Sambera (en première année, défrichement et mise en culture de terres dites Sakara ; en seconde année, culture sur des terres appelées Lali banda et en troisième année des cultures sur des terres nommée koro koari). Le champ est donc cultivé durant trois ou, tout au plus cinq ans (Amadou & al., 2010). Il est quelque peu difficile de comprendre cette logique paysanne en se basant sur les données fournies par les services techniques notamment en ce qui concerne les taux d’excédents céréaliers enregistrés tous les ans. La stratégie semble donc plutôt une course à l’appropriation de plus en plus de terres privées (Amadou & al., 2010). Les défrichements, fort malheureusement, accompagnés de brûlis et sans apport de fertilisants (organique ou minérale), des nouvelles terres forestières sont mises en culture à nouveau (Amadou & al., 2010).

Ces brûlis lors des défrichements et subsidiairement par les enfants (chasse de petits gibiers) occasionnent malheureusement des feux de brousse. Le nombre moyen de cas de feux serait d’au moins trois par an sur l’ensemble de la réserve. Il n’existe néanmoins pas de données chiffrées sur les surfaces pour illustrer l’importance et l’étendue des conséquences (Amadou & al., 2010).

L’exploitation de bois de chauffe, de service et d’œuvre constitue un facteur majeur de déforestation de la réserve. Cette exploitation est d’autant plus importante que la réserve assure l’approvisionnement en bois de certaines grandes villes (Kollo, Birni N’Gaouré, Dosso, Gaya) et pourvoit de même pour une quantité non négligeable à l’apprivoisement de la ville de Niamey par l’axe Kirtachi-Kolo-Niamey (Amadou & al., 2010).

Le braconnage comme la pêche utilisant des engins et/ou des méthodes prohibés (filet raclant, poison végétal, …) bien que cités comme causes de dégradation des ressources naturelles biologiques, sont faiblement suivis et documentés. Ces pratiques ont cependant lieu ; elles expliqueraient la disparition de la grande faune ainsi que la raréfaction de certaines espèces de poissons, ce notamment par l’importance quantitative des prélèvements (Amadou & al., 2010).


Figure 56 Carte de concentration de la population humaine dans la RPFD


2.7.5. Statuts de l’Aire Protégée

2.7.5.1. Statuts Juridiques de la RPFD

L’environnement juridico institutionnel, perçu comme facteur tout aussi précurseur que inhibiteur de gestion durable des ressources naturelles, est fort complexe. Cet environnement a suivi la dynamique d’ensemble au plan des différentes orientations politiques et stratégiques ce, depuis la création de l’aire protégée en 1962 selon le décret n°62-189/MER du 8 août 1962 (Amadou & al., 2010).

Le dispositif juridique national comprend tout d’abord une réglementation générale dont les principaux textes de base actuellement en cours sont (Amadou & al., 2010):

- la Loi Cadre relative à la gestion de l’environnement (La loi N° 98-56 du 29 décembre 1998) ;

- l’ordonnance n°92-30 du 08 juillet 1992, portant « principes directeurs d’une politique de développement rural pour le Niger » 

-  l’ordonnance n°93-015 du 02 mars 1993, portant principes d’orientation du code rural. Cette dernière pose les bases d’une véritable législation en matière de foncier rural et de gestion des ressources naturelles. Elle intervient non seulement pour « fixer le cadre juridique des activités agricoles, sylvicoles et pastorales dans la perspective de l’aménagement du territoire, de la protection de l’environnement et de la promotion humaine », mais également pour « assurer la sécurité des opérateurs ruraux par la reconnaissance de leurs droits et favoriser le développement par une organisation rationnelle du monde rural » à travers notamment plusieurs textes sectoriels.

Ce dispositif juridique national comprend en outre des règles plus sectorielles ; celles  en cours en ce qui concerne la Réserve Partielle de Faune de Dosso sont (Amadou & al., 2010) :

- la loi n°2001-032 du 31 décembre 2001 portant orientation de la politique d’aménagement du territoire ;

- la loi 2004-40 du 8 juin 2004 portant régime forestier au Niger et son décret d’application ;

- la loi n° 98-07 du 29 avril 1998 fixant le régime de la chasse et de la protection de la faune et son décret d’application (décret n° 98-295/PRN/MHE du 29 octobre 1998) ;

- la loi n° 98-042 du 07 décembre 1998 portant régime de la pêche ; 

- l’ordonnance n° 92-037 du 21 août 1992 portant organisation et commercialisation du transport de bois dans les grandes agglomérations ; 

- l’ordonnance n° 93-014 du 02 mars 1993 portant régime de l’eau modifiée par la loi n°98-041 du 07 décembre 1998 et complétée par le décret n°97-368/PRN/MH/E du 02 octobre 1997 déterminant les modalités d’application de l’ordonnance 93-014 ;

- Décret n°97-007/PRN/MAG/EL du 10 janvier 1997 fixant le statut des terroirs d’attache des pasteurs ;

– décret n°-006/PRN/MAG/E du 10 janvier 1997 portant réglementation de la mise en valeur des ressources naturelles rurales.

En matière de coopération sous régionale, les textes qui semblent les plus connus et d’application sont :

- la Décision A/Dec.5/10/98 relative à la réglementation de la transhumance entre les Etats membres de la CEDEAO du 31 octobre 1998 ;

- l’Accord bilatéral sur la transhumance entre le Burkina Faso et le Niger et l’Accord tripartite entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger relatif à la lutte contre le braconnage.

Concernant le niveau international, les instruments juridiques se caractérisent particulièrement autant par leur multiplicité que par leur diversité tant les domaines de compétences sont étendus. Il s’agit de conventions régionales (africaine, Organisations communes) ou internationales. Pour ces dernières, plus explicitement, il s’agit de (Amadou & al., 2010) :

- la convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau, dite convention RAMSAR du 11 février 1971 ;

- la convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, dite convention de l’UNESCO, signée le 16 novembre 1972 ;

- la convention sur le commerce international des espèces de faune et de la flore sauvage menacées d’extinction, convention de Washington, CITES, signée et ratifié le 8 septembre 1975 ;

- la convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage dite Convention de Bonn, signée le 23 juin 1979 ;

- la convention sur l’aménagement, les procédures de constatations des délits et de répression des infractions dans les parcs nationaux en zone transfrontalière, signée dans le cadre du Conseil de l’entente le 7 septembre 1980. A ces conventions, s’ajoutent celles de l’après Rio (Amadou & al., 2010) :

- la convention sur la biodiversité, signée et ratifiée le 25 juillet 1995 ;

- la convention internationale sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou par la désertification particulièrement en Afrique (CCD), signée et ratifiée le 19 juillet 1995 et ;

- la convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, signée et ratifiée le 25 juillet 1995.

Ces conventions, signées et ratifiées par le pays, offrent des mécanismes institutionnels à travers des organismes comme l’UNESCO,  le fonds pour l’environnement mondial (FEM),  le FED, le PNUE, le PNUD, la BM, la BAD, …) (Amadou & al., 2010).

Au plan institutionnel, s’agissant du niveau national, la gestion des ressources naturelles et conséquemment celle des Aires Protégées dont la Réserve Partielle de Faune de Dosso fait intervenir une multiplicité d’acteurs nationaux et locaux : organe d’orientation politique, administrations centrales, déconcentrées ou non (Amadou & al., 2010). L’organe d’orientation politique en matière d’environnement est le Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable (CNEDD). Créé par Décret n° 2000-272/PRN/PM du 4 août 2000, le CNEDD regroupe l’ensemble des administrations nationales intervenant en matière d’environnement. Le CNEDD est représenté par des cellules régionales et sous-régionales exerçant au niveau décentralisé les mêmes attributions (Amadou & al., 2010).

Au plan administratif, la Réserve partielle de faune de Dosso est placée sous la tutelle du Ministère de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable (MESU/DD) à travers la Direction de la Faune, de la Chasse et des Parcs et Réserves au sein de la Direction Générale des Eaux et forêts (DGEF) (Amadou & al., 2010). Les attributions du ministère de tutelle sont exercées en relation avec celles d’autres ministères techniques. L’Etat assure la gestion de l’ensemble des aires protégées au Niger (Article 2 de la Loi 98-07 du 29 avril 1998 fixant le régime de la chasse et de la protection de la faune) (Amadou & al., 2010).

Au niveau régional, plusieurs partenaires notamment la CEDEAO, de l’UEMOA, du CILSS et de la BAD, le NEPAD soutiennent le Niger en matière de conservation/gestion des ressources naturelles (Amadou & al., 2010).

Les administrations centrales ministérielles sont représentées au niveau des différentes entités territoriales. Cette représentation n’est pas cependant systématique pour l’ensemble des acteurs clés (Environnement, Développement communautaire, Développement agricole, Ressources animales, Génie rural, Commissions foncières) (Amadou & al., 2010). Certains services comme ceux du Génie Rural, de l’Hydraulique et du Développement social sont situés seulement au niveau des départements. Le service de l’environnement en particulier est présent au niveau de la quasi-totalité des communes en dehors de Guillagué et de Kankandi (Amadou & al., 2010).

En dehors des services déconcentrés départementaux et communaux, la réserve bénéficie par ailleurs de l’appui des postes forestiers avancés de l’Unité de gestion du Parc national du ‘‘W’’ du Niger (Koro Goungou, Karey Kopto, Biribangou) (Amadou & al., 2010).

Les services techniques, départementaux et communaux, sont appuyés par un ensemble d’acteurs locaux de la société civile (ONGs, Associations, Organisations locales de conservation et de développement) ; les Organisations des systèmes financiers décentralisés sont très fortement représentées et rassemblent les groupements d’intérêt économique, les groupements de femmes, les caisses populaires d’épargne et de crédit (Amadou & al., 2010).

2.7.5.2. Labels

La Réserve Partielle de Faune de Dosso est depuis 2002, une des zone tampon de la Réserve de Biosphère transfrontalière du W partagé entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger désignée par le Programme intergouvernemental MAB de l’UNESCO sur l’Homme te la Biosphère.

 

Figure 57 Carte de Zona de la Réserve de Biosphère Transfrontalière du W (RBT/W)

La RPFD dispose en son sein de deux (2) zones humide d’importance internationale pour la conservation de la sauvagine en tant que site Ramsar. Il s’agit de :

- Zone Humide Moyen Niger I sous le N° 1073 dont les coordonnées sont située sur 12°07'43"N 03°11'07"E pour une superficie de 52 180,00 ha ;

- Zone Humide Moyen Niger II sous le N° 1383 et avec pour coordonnées 11°49'13"N 03°30'56"E pour une Superficie de 38 555,00 ha ;

- Zone Humide du Dallol Bosso sous le N° 1382 et avec pour Coordonnées 13°19'28"N 02°56'07"E pour une Superficie de 892 122,00 ha

 


Figure 58 Carte de représentation des Zones Humide Moyen Niger I et II

Figure 59 Carte de  représentation de s Zones Humides du Moyen Niger I et II avec les  communes  concernées


2.7.6. Importance Socioéconomique de l’Aire Protégée

Les principales activités économiques exercées par les populations sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’exploitation forestière,  l’apiculture et la chasse.

D’autres formes de gestion des terres et de mise en valeur des ressources portent sur l’exploitation de sel minéral à Sambera, l’artisanat (nattes) et le tourisme (campements touristiques sur la rive gauche du fleuve à Boumba, Karey Kopto et Birgamgou). Pour l’ensemble des systèmes de production, les modes de gestion et de conduite demeurent traditionnels avec très peu d’innovations techniques et technologiques.

Mais, nonobstant les faiblesses, menaces, défis  et contraintes, ces systèmes ont cependant des niveaux de productivités appréciables qui permettent de penser à une certaine assise autant alimentaire qu’économique. La zone dégage en effet des excédents alimentaires (Les taux d’excédent céréalier ont été par exemple de 53,5 % en 2006, 73% en 2007, 104% en 2008 et 78% en 2009 pour le département de Dosso.) (Etat de lieux de la réserve partielle de faune de Dosso, 2010) et fourragers ; elle recèle de même d’importantes ressources naturelles (édaphiques, biologiques et hydriques), et touristiques favorables à la diversification des systèmes de production et dont l’exploitation permet de sécuriser davantage les populations et servir comme de véritables leviers de promotion d’actions de conservation pour un développement harmonieux et durable.

2.7.6.1. Marchés Ruraux de Bois

Les productions forestières portent sur l’exploitation de bois de service et de bois énergie d’une part et celle des sous produits forestiers d’autre part. L’exploitation de bois de service  et/ou d’oeuvre, comme principal matériau dans les constructions rurales (enclos, maisons, hangars, mortiers, pilons …), utilise diverses  espèces ligneuses :  Borassus  aethiopum,  Hyphaene  thebaia,  Mytragina  inermis,  Prosopis africana,  Pterocarpus  erinceus,  Slerocarya  berrea,  Guierra  senegalensis,  Balanites  aegyptiaca, Combretum spp, Terminalia avicenoides, …).

L’exploitation de bois de chauffe, initialement pour les besoins des familles, tend à devenir une activité majeure tant les enjeux économiques sont importants. En effet, depuis la mise en œuvre de la stratégie nationale en  matière d’énergie  domestique, il  est apparu  une  exploitation de  plus  en  plus  accrue  des massifs  forestiers  pour  la  production  de  bois  de  chauffe.  Cette  stratégie,  à  travers  son  approche d’installation  effrénée  de  marchés  ruraux  de  bois  (concessions  forestières  aux  communautés  locales) semble constituer  aujourd’hui un véritable  facteur  d’amenuisement des ressources forestières, voire de dégradation. Parce que mal conduit et mal contrôlé, le fort taux de prélèvement de bois, limite si non inhibe  considérablement  les  capacités  de  régénération  des  peuplements  naturels  par  notamment  le transfert  de  la  fertilité  des  sols  vers  les  villes  et  l’accélération  des  processus  d’érosion,  hydrique  et éolienne. Les marchés ruraux sont aujourd’hui fondamentalement tous de type orienté et peut être voire même de type incontrôlé. Très peu de marchés ruraux ont des plans d’aménagement ;  ceux qui en ont ne sont malheureusement pas suivis avec rigueur et constance. L’exploitation de bois et dans certains contextes celle de fourrage sec ainsi que la recherche de revenus semblent constituer aujourd’hui les seuls  objectifs.  En  illustration,  sur  l’axe  Kirtachi-Niamey,  on  dénombre  4  à  5  gros  véhicules transporteurs de bois par jour. Au nombre croissant de ces marchés ruraux, s’ajoute de même des sites privés  de  vente  de  bois  sur  les  principales  routes.  Mais,  malgré  tout  ce  dispositif,  il  est  importé  du charbon à partir du Bénin par l’axe Gaya, principalement en direction de Niamey. Cette importation est en hausse depuis trois (3) ans, 93 t en 2008 ; 54 t en 2009 et 78 t déjà au cours de l’année 2010.


Tableau 32 Marchés ruraux et sites privés de bois à l’intérieur et/ou en périphérie directe

Communes

Village (Marchés ruraux)

Sites privés

Communes du département de Kollo

Babangata – Tiraferie - Kirtachi Seybou - Kirtachi Zeno – Korogoungou – Malla – Sayo - Sounga Beri - Sounga Kaina - Sounga Dossado – Tondifou - Manga Kouara – Toulwey - Bagney Bangou Zeno - Bagney Bangou Tegui – Tondey-– Bani Zoumbou

Banbangata - Windé Korkoye – Dagai – Kongou - Balley Koara

Communes du département de Boboye

Koumbourfou - Talwal

Djawondo – Kofo – Madina -Dar Essalam-Kodo

Gaya, dont des marchés à lattes de rôniers

Yelou – Tsormo – Toussey – Toudou – Wadata – Gouiwa – Albarkaiize - Ile de Lete

Gouwa - Kote-Kote – Tela – Kontalaugou - Tombo Beri – Koago - Pk 10

Dosso

Bangaye - Bataouri koira – Fankassa – Farrey - Guessé Bani. Z - Kiara Kwassize - Kombokoye dey - Kopti Tanda - Louti Koira - Maïyara Koira – Marigouna - Tibi Wonkoye - Tokaye Bangou - Zamoudey yanti

Axe Dosso-Gaya : Agali - Farrey Kaina - Bula Koara -  Tchingoudou Koara - Baka Gorou - Lutu Koara - Djitto Do - Régie Farrey - Gounga Hinza - Ganga Karimou - Bella

Axe Dosso Boboye :  Koygorou - Dey Tégui - Tombo Kaina - Chitti

Marchés de Lattes rôniers (Dosso)

Kolee - Ouna - Koassi - BaniTegui


Figure 60 Carte de repartition des marches ruraux de bois dans la RPFD


2.7.6.2. Pêche

Avec 180 km de fleuve et les quelques 200 mares permanentes et semi-permanentes dont dispose la région, la pêche constitue une activité économique importante, en particulier dans les trois départements riverains du fleuve à savoir, Gaya, Dosso et Boboye (République du Niger, 2004). La problématique de la maîtrise des productions halieutiques est liée aux difficultés de suivi des données statistiques, à l'irrégularité du produit sur les marchés et à la baisse de l’effort de pêche. En effet, dans la seule zone de Gaya (République du Niger, 2004).

Le fleuve dans son ensemble subit l'ensablement, l'envahissement par des plantes notamment la Jacinthe d’eau et la mise en valeur agricole des zones de fraie.  Du fait des sécheresses récurrentes et de la désertification, on assiste à une dégradation accélérée et progressive des écosystèmes dont les conséquences sur l'état des mares se traduisent par l'ensablement, la diminution du niveau d’eau, le tarissement et même la disparition (République du Niger, 2004). Les pêcheurs professionnels sont répartis dans des campements situés le long du fleuve où on y rencontre aussi des pécheurs étrangers (Nigerians). En raison de la proximité du Nigeria, ces pêcheurs ne rencontrent pas de problèmes d'approvisionnement en engins de pêche et embarcations (République du Niger, 2004).

La pêche est une activité pratiquée par les populations riveraines du fleuve et celles se trouvant autour des points d’eau permanents. Elle génère des revenus pour les populations.

Les cours d’eau notamment le fleuve Niger et les mares renferment d’importantes ressources halieutiques. Cependant, on note une insuffisance notoire de matériel moderne de pêche limitant le développement de cette activité. Ce secteur est aussi confronté à la diminution des superficies des plans d'eau surtout les mares, due essentiellement à l’ensablement, à la prolifération des espèces végétales envahissantes (jacinthe d’eau), à la disparition progressive de certaines espèces de poissons, à l’obsolescence des engins de pêche et la réduction des captures sur les plans quantitatif et qualitatif (PAPE, 2012).

Cette activité est principalement pratiquée sur le fleuve Niger, la rivière Tapoa, la Mékrou et certaines mares permanentes et semi -permanentes par les populations riveraines et quelques pêcheurs migrants. Le poisson  est surtout écoulé vers les centres comme Tamou, Say, Kirtachi, Kollo, Falmèye et Niamey (Makadassou, 2012).

Les résultats d’une enquête menée dans la zone font ressortir que 10% des ménages enquêtés s’adonnent à cette activité qui est pratiquée au niveau de quelques mares, du fleuve Niger et de ses affluents. Les produits issus de la pêche sont écoulés sur les marchés locaux mais aussi sur la ville de Niamey car des grossistes venant de la capitale effectuent le déplacement jusqu’au terroir des pêcheurs pour acheter les poissons. On note une certaine organisation des pêcheurs à travers la création d’une association des pêcheurs à Koro Goungou (Kirtachi) et Karey Kopto (Falmey) (PMF / FEM / Niger, 2016).La pêche constitue également une activité importante dans la zone humide. Le fleuve Niger et les principaux cours d’eau temporaire (Walwal) constituent les deux (2) pêcheries au sein desquelles les populations tirent d’importantes ressources halieutiques. L’activité occupe plus de 188 unités d’effort de pêche pour une capture annuelle moyenne de 440 tonnes de poissons frais (Convention Ramsar, 2000).

Selon Zongo et al., (2012), la pêche constitue la troisième ou la quatrième activité économique dans la commune de Kirtachi, après l’agriculture, l'élevage et l’exploitation du bois. Elle est surtout exercée au niveau du fleuve et dans certaines mares de la commune par les sorkos, composés majoritairement de Sonrai, de Gaoboro, de Dendi et de Haoussa, qui la pratiquent exclusivement comme activité socio-économique.

Les espèces les plus couramment pêchées sont : Dessi kiray (Heterobranchus longifilus), Dessi bi (Clarias gariepinus), Keraw (Lates niloticus), Zaway (Hydrocinus forskali), Wassi (Mormurops oudoti), et Forfoto (Hemichromis fasciatus). Les prises les plus élevées (30 à 50 kg de poisson frais par individu, par jour) sont enregistrées en saison chaude et en période de décrue. Cette activité est exclusivement rattachée aux écosystèmes des zones humides, constitués des cours d’eau et des marres. Le fleuve Niger constitue le seul cours d'eau permanent qui traverse la commune sur une distance de 105 km (Garba, 2018)..

La pêche est l’une des principales activités économiques exercées par les populations locales.

Le département de Falmèye a enregistré en 2009 environ 52.600 Kg de poissons fumés contre 36.827 de poissons frais de janvier à décembre avec un pic en février ce qui correspond aussi au pic de la crue du fleuve Niger dans la zone (Garba, 2018).

2.6.7. Recherches Scientifiques dans l’Aire Protégée

Tout comme le Parc Régional du W du Niger, la Réserve Partielle de Faune de Dosso offre aussi un crénau pour la recherche scientifique. A cet effet d’ailleurs, bien de recherches, de thèses, de Master, d’études Universitaires Affrondies, de mémoires de stage se sont réalisés  dans l’espace de l’Aire Protégée.

Des instituts de recherche aussi font des activités dans la RPFD.  

2.7.8. Mode de Gestion de l’Aire Protégée

2.7.8.1. Structures ou Organes de gestion

La  gestion de la RPFD a été on ne peut plus complexe au point où aujourd’hui, malgré son ancienété (1962). En effet, depuis sa création en dehors de l’Unité de Gestion de l’Aire Protégée, la RPFD n’a jamais disposé d’autres organes ou outils de gestion. 

2.7.8.1.1. Unité de Gestion de l’Aire Protégée (UGAP)

La RPFD dispose comme les autres Aires Protégées, d’une Unité de Gestion depuis quelques Années. Cependant, cette Unité de Gestion n’est pas totalement fonctionnelle en dépit de la grandeur et des enjeux de la RPFD.

En effet, l’UGAP de la RPFD a connu plusieurs saubressauts et n’a jamais eu contrairement aux autres Aires Protégées d’Unité de Gestion à part entière. Elle a toujours été cumulativement gérée avec la Direction Département de l’Environnement de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable (DDESU/DD) de Falmey. Ce qui du coup ne permet pas véritablement aux gestionnais de s’adonner aux vraies tâches de gestion de l’Aire Protégée.

Actuellement, l’Unité de Gestion ne dispose que de cinq (5) agents forestiers pour la gestion de plus de 300 000 ha. 

2.7.8.1.2. Poste de Contrôle avancée/poste de surveillance

Malgré l’importance de l’Aire Protégées et sa taille, elle ne dispose d’aucun poste de contrôle avancé ancore moins d’un poste de surveillance dans la RPFD en dépit de la disponibilité encore d’importantes ressources naturelles dans certaines parties de la réserve.       

2.7.8.2. Outils de gestion

La RPFD n’a jamais disposé pas d’un Pan d’Aménagement et de Gestion (PAG). Même les Plans de Travail Annuel (PTA) ne sont pas réguliers. C’est dire donc la manière dont cette Aire protégée est gérée.

En revanche, avec l’avènement de la Fondation des Savanes Ouest Africaine (FSOA) nous osons espérer qu’un financements durables peut être assuré. de

2.7.9. Participation des Communautés Locales

Les populations de la RPFD participent en cas de sollicitation à toutes les activités de gestion concernant la réserve.

2.7.10. Potentialités Ecotouristiques de l’Aire Protégée

La RPFD est une Aire Protégée qui dispose beaucoup de potentialités touristiques mais qui ne sont pas très bien valorisées. Quelques infrastructures touristiques d’accueil avaient existé mais compte tenu de l’effondrement du secteur touristique dans la région et en absence du soutien aux structures touristiques, la situation du tourisme est au point mort.

Toutefois, des infrastructures touristiques d’accueil telles que, l’Ecolodge « l’Île de Lamantin », l’écolodge « Savana Lodge » sont disponibles sur le fleuve Niger que la RPFD a en partage avec le Parc Régional du W du Niger, mais elles sont seulement exploitées par ce dernier.  

2.7.11. Partenaires d’Appui

Les partenaires d’appui à la gestion de cet espace sont très diversifiés. Ils sont constitués de projets et Programme, d’ONG et Associations (PAPE, 2013).

2.7.11.1. Institutions Etatiques

Les institutions étatiques sont surtout les structures étatiques telles que les services techniques de l’état, les services déconcentrés et décentralisé de l’état. Les Universités, les instituts de recherche,  

2.7.11.2. Projets ou Programmes de développement

- PDIT, par la mise en place des OP ;

          - la plateforme paysanne (CRA) ;

          - PASEL appui de la Coopération Suisse dans le domaine de la sécurisation des systèmes pastoraux, et au Code Rural, et les aménagements des enclaves pastorale ;

          - PAAPSSP/CTB intervenant dans les domaines précédents ;

          - PDREGE/ABN empoissonne les mares et met en œuvre des actions de CES/DRS ;

          - PHRASER de la Coopération Suisse ;

          - PAC RC ;

          - APELDA ;

          - Programme d’Appui à la Mise en place des Entités Décentralisées (PAMED) ;

          - Projet d’Appui au Développement Agricole Durable (PADAD) appui institutionnel au niveau régional ;

          - Programme d’Appui à l’Aménagement Pastoral (PAPES) et à la sécurisation des systèmes pastoraux apporte un appui logistique à l’encadrement (Véhicule) et au géo référencement des ressources pastorales ainsi qu’à la mise en place d’un cadre de concertation pour la gestion des ressources naturelles ;

          - PPAO projet Productivité Afrique de l’Ouest ;

          - Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire appui dans la production des pintades ;

          - PVBT forme les para- vétérinaires et intervient dans la récupération des terres ;

- PASA (PAPE, 2013).

2.7.11.3. ONG et Associations

- ONG ADA;

          - ONG CADEV;

          - ONG PIUMARI;

          - ONG AGEDEV;

- JICA;

- Croissant Rouge;

          - Qatar charity;

          - Peace Corps;

- LUX Développement appui les structures rurales ;

- Plan Niger ;

- ATPF aide à la mise en place des COFOB dans le Fakara ;

- ONG - AFRAU pour les opérations de reboisement ;

- Association pour la sauvegarde des Girafes au Niger (ASGN) ;

          - AREN ;      

          - Associations des guides accompagnateur du W ;     

          - Une fédération des structures locales de gestion (SLG) ;

          - Une coopérative d’apiculteurs ;

          - groupements de pêcheurs (Gaya et Boumba) ;

- Moribane impliquée dans les travaux de récupération des terres (PAPE, 2013).

2.7.12.  Acquis, Defis et Perspectives

Comme acquis à la gestion de la RPFD, on peut retenir la mise en place de l’UGAP de la réserve même si elle n’est pas totalement au complet. C’est pourquoi comme principaux défis ce serait la mise en place d’une UGAP qui sera dissociée de la Direction Départementale de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement comme c’est le cas maintenant. D’affecter suffisamment d’agents forestiers pour la prise en charge des actions de gestion et conservation de la réserve.

Aussi, penser à l’élaboration d’un Plan d’Aménagement et de Gestion de la RPFD ainsi qu’à l’application des outils et les autre organes de gestion.

Comme perspective, ce serait la création de poste de contrôle avancé, ou les postes de surveillance dans certaines parties stratégiques de l’Aire Protégée.  

Release date 29/04/2019
Contributor sani issaka