HTML Document La Réserve de Gadabédji

Release date 16/07/2008
Contributor mariama galadima

L’une des zones les plus giboyeuses du Niger Centre Est, le Nord Dakoro attira l’attention du colonisateur. Dans son programme de création des aires protégées cette zone fut très vite remarquée. D’abord déclarée forêt classée par arrêté n° 3120 /SEF du 25 avril 1955, ensuite transformée successivement en Réserve de chasse et avec la raréfaction du gibier et l’interdiction de la chasse en réserve totale de faune. Etablie pour la protection et la conservation des grands mammifères, cette Réserve de Gadabédji est pour ces dernières années délaissée par les autorités. Elle est aujourd’hui soumise à d’énormes pressions menaçant l’équilibre écologique et surtout le développement de la vie animale qui s’y trouve.

 Elle est située à 76 km au nord de Dakoro et couvre une superficie de 76000 ha avec un périmètre de 104 km.

En matière des ressources forestières, la Réserve de Gadabédji est caractérisée par des formations ligneuses, des formations herbeuses et des terres dénudées qui s’entremêlent à la manière d’une mosaïque parfaite. Ce qui est plus frappant dans la zone c’est l’importance de formations végétales strictement édaphiques. Ainsi, on rencontre :

  • D’impressionnants bas-fonds à fourrés, à épineux, à allure d’une galerie dans les vallées ;
  • Des pénéplaines à tapis graminées parsemés des arbrisseaux et arbustes ;
  • Des dunes à végétation herbacée sans arbres.

Les principales essences forestières qu’on rencontre dans ces formations végétales sont, entre autres : Acacia senegal, Acacia siberiana, Acacia arbica, Acacia raddiana, Acacia laeta, Balanites aegyptiaca, Bauhinia rufescens, Boscia senegalensis, Combretum micranthum,Guiera senegalensis, Piliostigma reticulatum, Scleorocarya birrea, Zizuphus mauritiana.

La faune quant à elle se compose de : Gazella dama, Giraffa camelopardalis, Oryx dammah, Struthio camelus, Phacocherus aethiopicus , Orytéropus afer , Acinonyx jubatus, Vevene civetta, Lycaon pictus, Damaliscus korrigum, Octocyon megalotis , Canis simensi.

La menace constante qui pèse sur la réserve est la dégradation du sol et des vies végétales et animales. Ce qui  a pour conséquences :

  • la surexploitation ;
  • la dégradation du milieu environnant ;
  • le problème de gestion des points d’eau.