HTML Document La Réserve Naturelle Nationale de l’Aïr et du Ténéré

Release date 16/07/2008
Contributor mariama galadima

L’importance de la faune saharienne du Niger a motivé la création de l’une des réserves les plus vaste du monde (réserve de l’air et du Ténéré). Ce site a été classé en réserve naturelle nationale et désigné sous le nom « réserve naturelle nationale de l’Aïr et du Ténéré», par le décret n  88-019 du 22 janvier 1988. Sa partie centrale a été classée en réserve naturelle intégrale et désignée sous le nom « sanctuaire des Addax» par décret n  88-020 du 22 janvier 1988.

La réserve de l’Air et du Ténéré est formée par la majeure partie du massif montagneux de l’Air et par la partie occidentale de la plaine du Ténéré. Elle occupe une superficie de 6.807.070 ha et inclut une zone centrale de 928.300 ha de réserve intégrale, appelée Sanctuaire des Addax.

Depuis 1991, le site a obtenu la reconnaissance de la Communauté Internationale, à travers son inscription sur la liste des sites naturels du patrimoine de l’UNESCO. Suite à la rébellion, la RNNT a été classée comme site en péril par l’UNESCO. .Il a également été classé réserve de Biosphère en 1997.

La réserve présente un ensemble naturel de qualité exceptionnelle sur le plan des paysages, de la végétation, de la faune et des habitats. Elle renferme aussi d’importants sites d’intérêts culturel et touristique et historique.

La faune et la flore sahéliennes représentées dans l’Air sont des reliques des derniers épisodes humides, qui aujourd’hui se trouvent dans un environnement saharien. Le Ténéré réunit pratiquement toutes les formes d’architecture de sables du Sahara. Des sites paléolithiques et lithiques recèlent des outillages, des objets et des fragments de poteries typiques permettant de décrire le vécu des populations qui se sont succédées.

Les principales essences forestières qu’on rencontre dans cette zone sont :

  • Acacia albida ;
  • Acacia raddiana ;
  • A. ehrenbergiana;
  • Balanites aegyptica;
  • Maerrua crassifolia;
  • Salvadora persica;
  • Clotropis procera ;
  • Zizuphus spina christi.

Quant à la strate herbacée, elle se compose de : Comulaca monacantha, Stipagrotis punges, Panicum turgidum, Schowia thebaica.

La faune est essentiellement constituée d’espèces sahéliennes dont les représentants les plus typiques sont : les reptiles (Naja nigricollis, Bitis arietans), les oiseaux (Tockus erythrorhynchus, struthio camelus), et les mammifères (Erythrocebus patas, Papio anubis, Procavia capensis, Ictonyx striatus, Caracal caracal). Les espèces sahariennes sont représentées par Ammotragus lervia, Addax nasomaculatus, Gazella dorcas, G dama, G leptocerus.

La réserve constitue un refuge pour les populations animales sahéliennes, isolées depuis plusieurs millénaires dans l’Air, et elle constitue aussi la dernière zone du Sahara où vivaient encore récemment cinq espèces d’ongulés désertiques l’Oryx à présent, a disparu et trois d’entre elles (Addax nasomaculatus, Gazella dama, G. leptoceros) sont inscrites sur la liste des espèces réellement menacées de disparition en l’absence de mesures de conservation énergétiques et rapides.

Cette richesse exceptionnelle offre de grandes potentialités éco-touristiques. La faune en particulier constituait un capital inestimable. Cependant, à partir des années 90, la rébellion armée a porté un lourd tribut à la faune sauvage durement frappée par le braconnage. Aujourd’hui les effectifs d’animaux sauvages dans la région ont fortement diminué, surtout en ce qui concerne l’addax et l’autruche.