HTML Document Le Sanctuaire des Girafes

Release date 16/07/2008
Contributor mariama galadima

En 1968, les girafes étaient présentes le long de l’axe Niamey – Tillabéry- Ansongo, près du fleuve Niger et également entre Zinder et Agadez. Les plus importants troupeaux se trouvaient à Tanout.

En 1978, Happold signalait la présence de plusieurs dizaines de Girafes entre Ansongo (Mali), Ayorou et Niamey (Niger) sur une distance de 20 à 30 km le long du fleuve Niger. Il notait qu’elles étaient souvent aperçues à proximité des villages, mais que leur nombre semble en diminution. Elles restèrent dans cette région jusqu’ en 1982 (Ciofolo, 1990).

Poussées par les sécheresses, le braconnage, et l’expansion de l’agriculture, les girafes ont émigré vers la région de Kouré - Boboye où elles trouvent encore l’eau et la nourriture en quantité suffisante (I. Ciofolo, 1990).

Quelques individus (2 à 3) sont régulièrement aperçus au sud, le long du fleuve Niger, dans la zone de Ouna (Gaya). Un couple a été signalé en Novembre 1990, au nord de Filingué, à Bagaroua Tahoua (I. Ciofolo, 1990).

En 1991, cinquante girafes environ évoluent dans la région de Kouré – Boboye, leur habitat actuel (I. Ciofolo, 1992). Cette population de girafe de Kouré Boboye est estimée à quatre vingt dix (90) têtes environ sur une superficie d’environ 1176 km2 (Mahamadou G. Alio, 1992).

En 2004, cette population atteint une centaine de têtes (Consultation sectorielle, CNEDD, 2004).

La zone dite des girafes est située à l’Ouest de la région de Dosso (Canton de Harikanassou) fait partie de la réserve de la Biosphère englobant des portions des territoires de Dosso et Tillabery.

Sur les plateaux, on observe des sols ferrugineux peu lessivés et peu différenciés sur formation sableuse. La végétation est faite de bandes couvertes de fourrés arbustifs composés majoritairement de Combretum micrathum, Guiera senegalensis, Boscia senegalensis, Boscia angustifolia, et de bandes nues portant des touffes d’herbes.

Dans le Dallol Bosso domine des sols ferrugineux tropicaux. On y rencontre entre autres de l’Acacia albida, et Hypaene thebaica, à l’état arbustif, Annona senegalensis, Parinari macrophylla, Piliostigma reticulatum, Balanites aegyptiaca. Il s’agit d’arbres essentiellement utiles.

Comme menaces qui pèsent sur cette zone, elles se résument à :

  • la destruction des habitats ;
  • l’extension des terres de culture au détriment des forêts ;
  • la migration des animaux domestiques ;
  • l’augmentation de l’érosion .

Il faut également noter, que cette zone est entrain de subir, des assauts de l’homme et des aléas climatiques. Ces actions anthropiques et naturelles ont provoqué le tarissement des points d’eau, la perte progressive de la biodiversité, tandis que les érosions hydrique et éolienne ont engendré l’ensablement des quelques rares points d’eau existants qui servent des sources d’abreuvage pour les girafes.

Tout de même, ces girafes bénéficient d’une protection attentive de la part des populations locales qui sont associées à leur gestion.