HTML Document Les mares

Release date 16/07/2008
Contributor mariama galadima

Il s’agit des mares et les lacs, artificiels ou naturels. Ces types de zones humides sont répartis sur tout le territoire Nigérien avec néanmoins une concentration dans le sud.

  • Les Lacs naturels

Il s’agit principalement du Lac Tchad :

Le Lac Tchad est situé sur les frontières de 4 pays (Niger, Nigeria, Cameroun et Tchad). la partie nigérienne et ses mares associées totalisent 421 250 ha environ (dans la région de Diffa). Le lac est peu profond et présente de nombreuses émergences sableuses ; son virage est fortement indenté et mesure plus de 225 km de long (mesuré en ligne droite, il couvre à peu près la moitié de cette distance). Une roselière de 6 km de large couvrant 42000 ha entoure le lac. Il abrite une diversité halieutique et l’avifaune.

  • Les autres lacs et les mares

Le Niger compte également deux petits lacs : le Lac de Madarounfa et le Lac de Guidimouni.

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    • Le lac de Madarounfa est situé dans le Goulbi de Maradi. La superficie du Lac varie de 400 à 850 ha selon la saison et la profondeur maxi des eaux est estimée à 5,5 m. Les terres irrigables ont une superficie d’une dizaine d'hectares. Le sol est particulièrement riche (lourd) et s’offre bien aux activités agricoles. Le Lac de Madarounfa renferme un important potentiel halieutique avec une production annuelle moyenne de 41 tonnes (Diagnostic de la Grappe de Gamji, 2005).

 

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    • Le Lac de Guidimouni s’étend sur une superficie de 60 ha avec une profondeur allant jusqu’à 3 m. La permanence de l’eau confère à ce Lac d’énormes potentialités en terme de productivité agricole (sol favorable), de production piscicole (jusqu’à 4 tonnes par an) et d’habitat pour la faune aquatique et l’avifaune. Le lac constitue aussi une source d’abreuvement pour le bétail local et transhumant.

Par ailleurs, il existe un grand nombre de mares permanentes, semi-permanentes ou temporaires disséminées surtout dans le sud du pays. En effet, plus de 1 000 mares dont 165 sont permanentes parsèment le territoire national (PNE, 2005). Ces plans d’eau renferment d’énormes potentialités sur le plan agricole, pastorale, piscicole et jouent un rôle important dans le maintient de la biodiversité végétale et animale. Plus de 70 de ces mares constituent des lieux de séjour pour les oiseaux migrateurs. Pour preuve, les mares de Dan Doutchi, Lassouri et Tabalak sont inscrites sur la liste Ramsar principalement compte tenu de leur importance pour les oiseaux migrateurs.

  • Les retenues artificielles

Le Niger compte en 2005, une soixantaine de retenues artificielles (barrages) totalisant environ 150 millions de m3 d’eau.