HTML Document Les plaines inondables des cours d'eau

Release date 08/03/2013
Contributor mariama galadima
Geographical coverage Niger,
Keywords zones humides, dallols, nappes phréatiques,

  • Les zones humides de la vallée du fleuve Niger et ses affluents

Le lit du fleuve Niger est large et parsemé d'îlots au Nord de Tillabery, mais il se resserre vers l'aval. Il y a néanmoins deux petites zones inondables de faible importance en amont et en aval de Gothèye. Elles ont respectivement 12 km et 5 km de long, mais aucune ne dépasse 1 km de large. Entre 12o03'N et 12o15'N, le fleuve est peu profond, assez large (1,5 km), et accompagné d'une plaine inondable sur 33 km. Enfin une plaine d'inondation est présente en aval de Gaya ; elle est large d'environ 13 km et s'étend jusqu'au Nigeria. Elle naît à la confluence du Niger et du Dallol Maouri, et remonte la vallée de ce dernier sur plusieurs kilomètres. Le bassin du fleuve Niger au Niger renferme d’innombrables vallées constituant des zones humides qui longent le lit principal du fleuve et les lits des affluents de la rive droite (le Gorouol, le Dargol, la Sirba, le Goroubi, le Diamangou, la Tapoa et la Mékrou) et de la rive gauche (les Dallols). Le volume moyen annuel écoulé du fleuve Niger et de ses affluents de rive droite est estimé à 29 milliards de m3 avec une superficie irrigable estimée à 142 450 ha (SNDI/CER, 2003). La vallée du fleuve Niger renferme aussi un important potentiel halieutique et constitue un habitat pour la faune sauvage et l’avifaune autochtone et migratrice. A ce jour, six des 12 sites Ramsar du Niger appartiennent à la vallée du Moyen Niger.

  • Zones humides des grands koris (Koramas, Goulbis, Komadougou Yobé, Ader- Doutchi- Maggia)
  1.   La Korama pénètre au Niger à partir du Nigeria, puis coule successivement vers le Nord et le Sud en formant une boucle, avant de quitter le pays en direction toujours du Nigeria. Elle présente une plaine inondable sur la totalité (125 km) de son cours au Niger, mais cette dernière ne dépasse jamais 0,5 km de large et n'est inondée que pendant 4 à 6 semaines par an. Le volume d’eau utilisable est estimé à 200 millions de m3 pour une superficie irrigable de 10 000 ha (SNDI/CER, 2003). A la fin de la saison des pluies, un système de mares se forme dans les parties du lit où les conditions topographiques et hydrogéologiques le permettent.
  2. Les Goulbis Maradi et Kaba sont des cours d’eau partagés avec le Nigeria. Ils forment deux arcs dans la région de Maradi. Les volumes d’eau utilisables sont estimés respectivement à 80 et 20 millions de m3 et les superficies aménageables à 8 330 et 2 100 ha (SNDI/CER, 2003). Les vallées de ces cours d’eau renferment des forêts classées et spécifiques (exemple de la forêt de Goulbi Kaba).
  3. Les mares et plaines d'inondation de la Komadougou Yobé se trouvent pour la plupart au Nigeria. Sur son cours inférieur à proximité du lac Tchad, la plaine d'inondation affleure l’extrême sud-est du Niger, où elle se déverse dans le lac. D'une manière générale, la partie nigérienne de la vallée a une largeur égale ou inférieure à 0,5 km, mais les zones humides peuvent atteindre 2,5 km de large par endroits. Des mares se forment dans le lit du cours d’eau au fur et à mesure de la diminution de l’écoulement.
  4. Le réseau de l’Ader-Doutchi-Maggia renferme d’importantes vallées (Badéguichiri, plaine de Konni, Tadis de Tahoua, Maggia et Keita) avec d’énormes potentialités en terres irrigables estimées à 28 200 ha et en biodiversité végétale et animale (SNDI/CER, 2003).

Ces types de zones se caractérisent par la proximité de la nappe alluviale, la productivité des sols et la présence de végétation dans les grandes vallées.