HTML Document Les sytèmes oasiens et les gueltas

Release date 16/07/2008
Contributor mariama galadima

Le potentiel agricole des plaines de l’Aïr et des oasis est estimé à 10 000 ha (SNDI/CER, 2003). La particularité de la zone (désert) confère à ces sites un rôle vital dans la préservation de la survie des hommes, des animaux et des végétaux.

  • Les oasis du Massif de l’Aïr et les gueltas

Dans le désert, tous les sites où l'on trouve de l'eau douce peuvent être considérés comme des oasis. Les parties tabulaires du Massif de l'Aïr ont été profondément creusées par l'écoulement des eaux à une époque antérieure, et les gorges ainsi formées captent et retiennent parfaitement les eaux de surface. Les cours d'eau du fond de ces vallées encaissées sont appelés ''Koris'' et les trous d’eau permanents ou temporaires dans les lits, ''Gueltas''.

A l'amont du Kori Timia (18o06'N / 8o46'E) qui draine le versant sud-est du Massif de l'Adrar Egalah, on trouve une source d'eau permanente et quelques gueltas.

Le Massif de l'Adrar Tamgak, l'une des montagnes de l'Est Central, est également coupé par de profondes vallées. Son sommet est situé à 1600 m d'Altitude et domine de presque 1000 m la plaine du Ténéré qui l'entoure. La partie amont de ce complexe est parsemée d'au moins 50 mares, ainsi que de nombreuses cascades avec leurs mares associées, mais ces cours sont intermittents sauf dans les dépressions où la nappe phréatique affleure en surface.

  • Les oasis des Massifs du Djado, de Kawar et de Fachi

Les oasis de Chirfa (20o00'N / 12o20'E) et de Sara (20o47'N / 12o28'E) sont situées sur la partie occidentale du Plateau du Djado. Au sud, une série de sources coule à la base des falaises de Kawar entre 18o00'N et 12o540'E. Il y a une oasis isolée à Fachi (18o00'N / 11o36'E), où un affleurement rocheux s'élève à 179 m au-dessus de la plaine du Ténéré. Ces oasis sont principalement alimentées par les nappes souterraines.